Dans ce clip musical entièrement généré par intelligence artificielle, Claudia, une jeune influenceuse virtuelle, en a assez qu’on l’accuse d’être une IA. À chaque photo qu’elle publie sur les réseaux sociaux, les internautes scrutent ses mains, ses yeux ou sa peau pour déceler les signes d’une image artificielle. Elle tente alors de prouver qu’elle est bien réelle en montrant ses cinq doigts, en faisant volontairement des fautes d’orthographe ou en publiant des vidéos embarrassantes. Mais rien n’y fait, les commentaires sont unanimes : « C’est de l’IA ! ».
Le clip tourne en dérision notre difficulté croissante à distinguer le vrai du faux sur Internet. Le paradoxe ? Claudia est effectivement une intelligence artificielle, et l’intégralité du clip, de la musique aux images en passant par les paroles, a été réalisée avec des outils d’IA.
Cette création s’inscrit dans le mouvement slopcore. Selon son auteur, une seule personne a participé à sa réalisation, en utilisant notamment Claude, Suno, MiniMax H3 et ComfyUI.
Le slopcore : ce mouvement artistique émergent détourne le terme AI slop, généralement utilisé pour désigner les contenus médiocres produits massivement par intelligence artificielle. Le slopcore revendique au contraire cette esthétique et l’utilise pour créer des clips musicaux humoristiques, absurdes ou satiriques. Le mouvement s’est notamment développé en septembre et octobre 2026.