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Yazguen
 0  #21
Kodak
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@tubulunucrulu

Qui a dit que c'était de la faute de la fille !!!!
En tout cas, bien fait pour sa gueule au mec....

Contribution le : 05/10/2018 09:27
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Antonskla
 0  #22
Je masterise !
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Entendu hier à la radio. J'étais bien heureux que la justice ait reconnu et puni l'agression.
Il a pris 12 mois dont 6 fermes. 2000 Euros d'amende aussi de mémoire.
Mon diablotin me glisse à l'oreille "j'espère qu'en taule il tombera sur des mecs qui sauront étancher sa soif de pins dans la gueule"...

Contribution le : 05/10/2018 10:13
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Srevo
 6  #23
Je suis accro
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Citation :
@tubulunucrulu a écrit:
Tient-on le premier cas pour l'application de la loi contre le harcèlement de rue ? Affaire à suivre.

Citation :
@tubulunucrulu a écrit:
Tout me semble bon dans ce verdict. C'est proportionné et acte le début de quelque chose je pense.


A titre d'information, afin d'éviter les interprétations fumeuses, l'homme en question a été poursuivi et condamné sur la base de l'article 222-13 du Code pénal, pour violences volontaires avec la circonstance aggravante de l'usage d'une arme. Le motif sexiste a été explicitement rejeté, tout comme la qualification de harcèlement sexuel ou de harcèlement de rue.

La plaignante et ses soutiens souhaitaient que "l'agresseur prenne conscience de son comportement misogyne" et se satisferont peut être de l'exposition médiatique et de la sensibilité aux violences sexistes, reste que pour la justice et la société cette affaire est d'une triste banalité en correctionnelle, tout sauf "le début de quelque chose". Ces poursuites et condamnations existaient avant et existeront après.

Contribution le : 05/10/2018 10:43
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Yazguen
 0  #24
Kodak
Inscrit: 18/02/2005 18:32
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Citation :

@tubulunucrulu a écrit:
@Wiliwilliam Ah là je jubile ! Tout me semble bon dans ce verdict. C'est proportionné et acte le début de quelque chose je pense.
Et c'est le retour positif face à la m*** que les défenseurs on du affronter ici.


Des noms, des noms, on veut les noms de ces salauds !!!!
Bon, sinon à la lecture du message de Svero, tu t'es réjouis trop vite. Du moins pas pour les raisons que tu espérais...

Contribution le : 05/10/2018 10:55
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tubulunucrulu
 0  #25
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@Yazguen
Citation :
de Nilsss:
ça empêche pas de critiquer ce qu'elle a fait et elle l'a pas volé [la baffe].

Ou Starblaster était pas mal aussi... Mais j'ai eu la nausée rien que de devoir rouvrir les 130 message sur le sujet. Les membres de la Machistes Attardés Koreusien se reconnaîtront.
Mamouth qui a supprimé son compte depuis était un pro-viol aussi... "La femme responsable, tout ça..."

Contribution le : 05/10/2018 12:34
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Alex333
 2  #26
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Citation :
A titre d'information, afin d'éviter les interprétations fumeuses, l'homme en question a été poursuivi et condamné sur la base de l'article 222-13 du Code pénal, pour violences volontaires avec la circonstance aggravante de l'usage d'une arme. Le motif sexiste a été explicitement rejeté, tout comme la qualification de harcèlement sexuel ou de harcèlement de rue.

La plaignante et ses soutiens souhaitaient que "l'agresseur prenne conscience de son comportement misogyne" et se satisferont peut être de l'exposition médiatique et de la sensibilité aux violences sexistes, reste que pour la justice et la société cette affaire est d'une triste banalité en correctionnelle, tout sauf "le début de quelque chose". Ces poursuites et condamnations existaient avant et existeront après.

+1

Perso de la prison pour avoir mis une baffe à quelqu'un, je trouve ça trop cher payé.

Et la médiatisation de cette affaire banale pour en faire un jugement exemplaire pour le féminisme, je n'aime pas non plus.

Contribution le : 05/10/2018 12:39
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tubulunucrulu
 2  #27
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@Srevo Il me semble que la loi sur le harcèlement n'est pas encore applicable ... Je dis peut être une connerie.
@Alex333 Après,
Citation :

Il devra également suivre un stage de sensibilisation aux violences au sein du couple et contre les violences sexistes.

Donc, pas condamné pénalement, mais problème pris en compte quand même, d'une certaine manière.
Quant à trouver trop dur ou non 6 mois pour une gifle, c'est une notion personnelle et poser une limite implique toujours des désaccords.

Contribution le : 05/10/2018 12:43
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Smadgib
 0  #28
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Si j'ai bien tout compris, il aura aussi une obligation de soins en psychiatrie. Le mec doit pas être tout seul dans sa tête à la base. Un névrosé de plus en prison ai-je envie de dire...

Contribution le : 05/10/2018 13:06
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GabyMaugis
 0  #29
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Pour précision, 6 mois ferme ne signifie pas qu'il va passer 6 mois en prison. En général, ces peines sont aménagées et le condamné ne fait pas de prison.

Contribution le : 05/10/2018 13:09
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Alex333
 1  #30
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@tubulunucrulu Ouais, c'est vrai que le suivi psy est une bonne chose, c'est d'ailleurs la seule bonne décision pour moi. Pour moi, non, une gifle ne mérite pas 1 an de prison avec 6 mois ferme. Que ce soit sur un homme ou une femme osef.

Pour moi, ceux qui trouvent que cette violence envers une femme vaut ces 6 mois, je trouve ça abusé, excessif (un simple suivi psy comme demandé par la victime me semblait juste). Par contre dans le contexte (il avait été notifié pour plusieurs actes de violence dans le passé), finalement ces 6 mois pourquoi pas en fait.

Contribution le : 05/10/2018 13:13
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Yazguen
 0  #31
Kodak
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@tubulunucrulu
Ah ok, c'est les messages postés en article. Ceux postés dans la CDL sont toujours souvent plus pondérés...

Contribution le : 05/10/2018 13:27
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Srevo
 4  #32
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Inscrit: 04/01/2011 13:40
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Citation :
@tubulunucrulu a écrit:
Citation :
Il devra également suivre un stage de sensibilisation aux violences au sein du couple et contre les violences sexistes.

Donc, pas condamné pénalement, mais problème pris en compte quand même, d'une certaine manière.

Non. Attention aux formulations maladroites utilisées par la presse et aux interprétations de certains.

D'une part, c'est une mesure qui en accompagne une douzaine d'autres (oui une douzaine) aussi diverses et générales que l'obligation de rechercher un logement, un emploi, etc. que le juge peut associer à la peine principale pour à peu près tous les délits en correctionnelle, y compris préventivement. Ce ne sont PAS des mesures punitives.

D'autre part, c'est une décision à considérer au regard du profil du prévenu: multi-récidiviste et déjà auteur de violences domestiques notamment. Il est pour le moins délicat pour ne pas dire trompeur de présenter cette mesure - qui a au moins le mérite de satisfaire la victime - comme la sanction d'un comportement sexiste.

Citation :
@tubulunucrulu a écrit:
Il me semble que la loi sur le harcèlement n'est pas encore applicable...

Elle l'est aujourd'hui, elle ne l'était pas au moment des faits. Reste que les éléments qui le qualifient n'ont pas été retenus.

--

Plus généralement, c'est une vraie erreur de vouloir faire de cette agression un cas emblématique du harcèlement de rue et/ou des violences et discriminations habituelles subies par les femmes. La victime a eu tort d'avoir voulu en faire un symbole, et les médias n'auraient pas dû suivre bêtement dans cette voie.

Le mouvement "Metoo" a une portée universelle, il vise les violences ordinaires faites aux femmes, commises dans tous les milieux par des gens ordinaires. Ceux qui interprètent un "non" comme un "petit oui", ceux qui considèrent une tenue sexy comme une invitation à toucher, ceux qui ramènent la femme à sa seule plastique dans le cadre professionnel. Ceux qui sont des "gens biens", sans histoire, exerçant des responsabilités, mais qui se permettent ces comportements. Le jour où un cadre sup marié, bien sous tout rapport, sera renvoyé en correctionnelle pour ces faits, on pourra en faire un cas emblématique.

Mais dans le cas présent, il s'agit d'un SDF, multi-récidiviste, déjà en prison adolescent, probablement atteint de troubles psychiatriques, qui est tout sauf inséré socialement. Les violences qu'il a commises, elles ne sont pas la conséquence d'une société patriarcale ou d'un mépris de la condition féminine. La condamnation est évidemment justifiée mais le symbole que voulait en faire la victime est fort peu pertinent. La Justice ne l'a pas suivie à raison, la presse devrait en faire de même.

Citation :
@GabyMaugis a écrit:
Pour précision, 6 mois ferme ne signifie pas qu'il va passer 6 mois en prison. En général, ces peines sont aménagées et le condamné ne fait pas de prison.

Juste pour info, il avait fait l'objet d'un mandat de dépôt. Il était DEJA en prison lors de son jugement.

Contribution le : 05/10/2018 13:42
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THE_ROYE
 0  #33
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Pour être honnête, je doute que le taper en retour règle quoi que ce soit. On ne règle pas les problèmes par la force, on règle les problèmes par la raison.

C'était l'instant obvio-bisounours.

(Mais il va de soit que la situation et la mentalité de la personne ne sont pas forcément très adaptées à la raison)

Contribution le : 05/10/2018 14:03
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aioren
 0  #34
Je poste trop
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Citation :

@Srevo a écrit:
La victime a eu tort d'avoir voulu en faire un symbole,


Au contraire. Elle a eu parfaitement raison (pas sur le fond, mais pour aboutir à ses fins), parce que c'est clairement cette médiatisation qui a abouti à ce procès et cette condamnation. Sans médiatisation, personne n'aurait bougé son cul au commissariat et sa plainte aurait été classée sans suite à moins de prendre un avocat pour actionner les rouages de la Justice.

C'est triste moralement, parce que si on n'est pas dans le schéma victimaire à la mode, on n'a que très peu de chances de voir la Justice rendue dans des affaires d'incivilité et d'agressions du quotidien. C'est d'ailleurs aussi ce genre de chose, ce manque d'égalité, qui contribue à la rupture entre les citoyens et leur Justice. ça, et la complexité des procédures (mais on en a déjà parlé).


Des bisous ♥

Contribution le : 05/10/2018 14:17
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365wanda
 0  #35
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@Srevo
Citation :
Plus généralement, c'est une vraie erreur de vouloir faire de cette agression un cas emblématique du harcèlement de rue et/ou des violences et discriminations habituelles subies par les femmes. La victime a eu tort d'avoir voulu en faire un symbole, et les médias n'auraient pas dû suivre bêtement dans cette voie.


A part le fait que le type s'était déjà fait choper et donc était déjà répertorié comme violent, c'est un cas emblématique du harcèlement et/ou des violences et discriminations. Soit la femme subi, soit elle proteste et risque des coups.

Une collègue qui en voiture a donné un coup de klaxon à un type qui lui a fait une queue de poisson pour s'arrêter au feu rouge quelques mètres plus loin. Le conducteur de l'autre voiture est sorti, a ouvert la porte de la voiture de mon amie et lui a flanqué une volée de coups en la traitant de connasse, salope et autres mots d'oiseaux avant de repartir, laissant ma collègue sonnée. Personne dans le café voisin n'a réagi sur le coup. Ils lui ont dit qu'ils pensaient que c'était son mari.

Un type a ouvert la fenètre dans le métro, créant un courant d'air qui gênait tout le monde. Une amie a fermé la fenètre et s'est pris une gifle qui lui a cassé les lunettes et laissé un oeil au beurre noir, tout cela assorti d'insultes et de menaces parce que la 'bonne femme' n'avait pas à aller à l'encontre du choix de l'homme. Là des gens sont intervenus et ont viré le type.

En faisant la queue dans une boulangerie bondée un type se frottait à moi jusqu'à ce que je craque et lui dise à voix haute d'arrêter. Il a joué l'innocent avant de m'accuser de reculer mon cul pour me frotter à lui (il avait la bite tellement tendue que c'était trop visible pour faire l'innocent) et de me traiter de pute et autres noms. C'est à moi qu'on a demandé de sortir.

Une jeune fille que je connais m'a appelée affolée, un type la suivait depuis un bon de temps dans la rue, susurrant des cochonneries qui devenaient franchement flippantes, s'éloignant quand elle entrait dans un magasin pour revenir dès qu'elle en sortait. Elle a essayé de trouver de l'aide, on lui a répondu qu'elle n'avait qu'à l'ignorer, que ce n'était pas si grave... Elle était terrifiée, n'osait pas appeler les flics de peur qu'on ne la prenne pas au sérieux, craignant qu'elle se fasse engueuler si les flics se déplaçaient parce qu'en fait ce n'était pas si sérieux et n'osant pas rentrer chez elle de peur que le type ne sache où elle habite... C'est un homme qui a entendu l'appel qui est venu à son secours en l'accompagnant au poste de police le plus proche. 

Le nombre de fois où j'ai entendu dans des transports publics bondés une femme protester pour attouchements et se faire traiter de tous les noms par son agresseur et accuser d'être l'instigatrice, et avoir immédiatement tout le monde baisser le nez.

Tu veux d'autres exemples? J'en ai. Se faire suivre par un type te disant des cochonneries et qui devient menaçant ou violent quand tu réponds (et même quand tu ne réponds pas), c'est un cas typique.

Contribution le : 05/10/2018 14:24
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Wamou
 0  #36
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@365wanda Quand on peut lire des choses comme cela ici même sur Koreus je souhaite un bon courage a celles et ceux qui veulent faire avancer les choses...

Citation :
Je sais qu'il faudrait creuser la question et faire une analyse sociologique approfondie mais ici je veux juste défendre les hommes qui sont eux aussi victimes d'un harcèlement depuis des décennies et dont on ne parle jamais:le corps des femmes exposé dans tous les médias,films,pubs,magazines, dans la culture.
Cela a obligatoirement un impact sur le développement psychologique et affectif des hommes de l'enfance à la puberté jusqu'à l'age adulte.Le sexe est partout.
Donc faut pas déconner.
On nous vend de la séparation,du conflit, de la guerre mais jamais de la réconciliation ni un vraie compréhension du problème.

Contribution le : 05/10/2018 14:35
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365wanda
 1  #37
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Inscrit: 04/01/2006 18:09
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Citation :

@Wamou a écrit:
@365wanda Quand on peut lire des choses comme cela ici même sur Koreus je souhaite un bon courage a celles et ceux qui veulent faire avancer les choses...

Citation :
Je sais qu'il faudrait creuser la question et faire une analyse sociologique approfondie mais ici je veux juste défendre les hommes qui sont eux aussi victimes d'un harcèlement depuis des décennies et dont on ne parle jamais:le corps des femmes exposé dans tous les médias,films,pubs,magazines, dans la culture.
Cela a obligatoirement un impact sur le développement psychologique et affectif des hommes de l'enfance à la puberté jusqu'à l'age adulte.Le sexe est partout.
Donc faut pas déconner.
On nous vend de la séparation,du conflit, de la guerre mais jamais de la réconciliation ni un vraie compréhension du problème.



(Soupir) Et quand on parle de s'attaquer à la racine du problème en desexuant les habitudes qu'on a pour les enfants, que ce soit à l'école, pour les jeux (bleu et rose), les vêtements, les bouquins (filles = maman ou caissière, garçon = ingénieur...), ce qui amènerait à ne plus avoir une culture qui trouve que la femme objet c'est normal, que le statut inférieur c'est normal et intégré, qu'une fille qui s'habille pour être attirante c'est une aguicheuse mais une fille qui ne le fait pas c'est un thon dont on peut se moquer, tout à coup c'est une attaque de ces hystériques de féministes. Et on ne parle pas de ces hommes qui essaient de leur côté d'expliquer le problème à leurs pairs et se font traiter de tous les noms en commençant par fils à maman, lâche, t'es pas un 'vrai' mec...

Contribution le : 05/10/2018 14:53
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Srevo
 2  #38
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Citation :
@365wanda a écrit:
A part le fait que le type s'était déjà fait choper et donc était déjà répertorié comme violent, c'est un cas emblématique du harcèlement et/ou des violences et discriminations. Soit la femme subi, soit elle proteste et risque des coups.

Non. Ce dernier commentaire qui restreint artificiellement le propos à la femme, c'est une pure interprétation au prisme de l'actuel combat féministe contre les violences et discriminations, et rien d'autre. Je ne dénigre en rien ce combat auquel je m'associe pleinement, mais il doit être mené là où il y a lieu de le mener, pas là où il est sans objet.

La réalité de CE CAS, car c'est de CE CAS dont on parle, c'est celle d'un homme violent, qui frappait son père, sa mère, et à peu près toutes les personnes avec qui il a été en conflit dans sa vie. Hommes ou femmes. Il aurait agi de la même façon à l'endroit d'un homme: il l'a d'ailleurs déjà fait dans des circonstances très similaires et a été condamné pour cela. Par ailleurs, comme déjà mentionné, il y a un terrain psychiatrique de nature à poser la question de son irresponsabilité pénale, s'il était encore nécessaire d'en rajouter pour se persuader que l'agression ne s'inscrivait pas de façon "emblématique" dans un contexte sexiste.

Citation :
@365wanda a écrit:
Tu veux d'autres exemples? J'en ai.

Moi aussi j'en ai. Mais c'est parfaitement hors-sujet, ne t'en déplaise.

Tes histoires de métro, de voiture, de boulangerie, elles sont édifiantes, tristement banales. Ce sont des témoignages de comportements contre lesquels il convient de lutter, et elles sont la justification du mouvement actuel qu'on regroupe derrière l'appellation Metoo qui a vocation à faire avancer les choses.

Mais elles n'ont aucun rapport avec le procès d'un homme dont l'enquête de police, dont le réquisitoire du Ministère public, dont la décision du juge, ont établi l'absence de harcèlement et de motif sexiste - et ce avec en plus des réserves sur le simple discernement de l'auteur des faits. Sur quoi te bases-tu exactement pour affirmer le contraire? Rien. C'est de l'amalgame sans aucune pertinence.

Citation :
@aioren a écrit:
Au contraire. Elle a eu parfaitement raison (pas sur le fond, mais pour aboutir à ses fins), parce que c'est clairement cette médiatisation qui a abouti à ce procès et cette condamnation.

Non, tu as tort.

Cette histoire n'est pas du tout exceptionnelle, des faits similaires sont jugés tous les jours dans les tribunaux de tout le pays, et l'écrasante majorité d'entre eux n'ont même pas le droit à un entrefilet dans la presse locale. La médiatisation n'est pas du tout la raison des poursuites et du procès.

Ce qui a permis à la procédure d'aboutir, c'est un ensemble d'éléments dont les trois principaux sont les suivants: la détermination de la victime à porter plainte, l'interpellation de l'auteur des faits sur place (et donc son identification et la flagrance) et des éléments matériels comme la vidéosurveillance et les témoignages de tiers.

En pratique, si la majorité de ces agressions ordinaires n'ont pas de suite judiciaire, c'est parce qu'un de ces éléments manque, et en particulier l'un des deux premiers. Souvent les victimes ne portent pas plainte (parce que c'est long, compliqué, parfois humiliant): il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet et beaucoup d'améliorations à apporter à la prise en charge des victimes, reste que l'absence de plainte est factuellement la raison n°1 de l'absence de poursuites.
Lorsque la victime a porté plainte, c'est ensuite l'étape de l'identification de ou des auteur(s) qui est compliquée. Dans le cadre d'une agression de rue, la victime ne connait que très rarement son agresseur, et effectivement la police n'a pas les moyens d'engager beaucoup de personnel pour retrouver un inconnu lorsque la gravité des faits est légère. C'est indéniable aussi, et ça peut être vu comme un renoncement de la police/justice. Mais il est honteusement mensonger d'étendre ce constat aux cas où l'auteur est identifié: soit parce qu'il est bien connu de la police du coin, soit encore mieux en cas de flagrance s'il y a interpellation sur place.

Ecrire explicitement que dans ce cas "personne n'aurait bougé son cul au commissariat et sa plainte aurait été classée sans suite" c'est mensonger, purement et simplement. Lorsqu'en plus la police dispose d'éléments matériels en plus des versions contradictoires de la victime et de l'auteur des faits, c'est la voie express vers la comparution.

Et tout ceci étant dit, même si la médiatisation avait été nécessaire pour obtenir un procès, reste qu'il n'y avait aucune pertinence à en faire sur place un symbole d'un combat féministe alors que le prévenu est un marginal vraisemblablement malade mental qui au cours de sa vie a frappé hommes, femmes, enfants, vigiles sans distinction et qui ne s'est jamais encombré du respect de quelque norme sociale qui vaille.

Contribution le : 05/10/2018 15:05
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aioren
 0  #39
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Citation :

@Srevo a écrit:
Citation :
@aioren a écrit:
Au contraire. Elle a eu parfaitement raison (pas sur le fond, mais pour aboutir à ses fins), parce que c'est clairement cette médiatisation qui a abouti à ce procès et cette condamnation.

Non, tu as tort.

Cette histoire n'est pas du tout exceptionnelle, des faits similaires sont jugés tous les jours dans les tribunaux de tout le pays, et l'écrasante majorité d'entre eux n'ont même pas le droit à un entrefilet dans la presse locale. La médiatisation n'est pas du tout la raison des poursuites et du procès.

Ce qui a permis à la procédure d'aboutir, c'est un ensemble d'éléments dont les trois principaux sont les suivants: la détermination de la victime à porter plainte, l'interpellation de l'auteur des faits sur place (et donc son identification et la flagrance) et des éléments matériels comme la vidéosurveillance et les témoignages de tiers.

En pratique, si la majorité de ces agressions ordinaires n'ont pas de suite judiciaire, c'est parce qu'un de ces éléments manque, et en particulier l'un des deux premiers. Souvent les victimes ne portent pas plainte (parce que c'est long, compliqué, parfois humiliant): il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet et beaucoup d'améliorations à apporter à la prise en charge des victimes, reste que l'absence de plainte est factuellement la raison n°1 de l'absence de poursuites.
Lorsque la victime a porté plainte, c'est ensuite l'étape de l'identification de ou des auteur(s) qui est compliquée. Dans le cadre d'une agression de rue, la victime ne connait que très rarement son agresseur, et effectivement la police n'a pas les moyens d'engager beaucoup de personnel pour retrouver un inconnu lorsque la gravité des faits est légère. C'est indéniable aussi, et ça peut être vu comme un renoncement de la police/justice. Mais il est honteusement mensonger d'étendre ce constat aux cas où l'auteur est identifié: soit parce qu'il est bien connu de la police du coin, soit encore mieux en cas de flagrance s'il y a interpellation sur place.

Ecrire explicitement que dans ce cas "personne n'aurait bougé son cul au commissariat et sa plainte aurait été classée sans suite" c'est mensonger, purement et simplement. Lorsqu'en plus la police dispose d'éléments matériels en plus des versions contradictoires de la victime et de l'auteur des faits, c'est la voie express vers la comparution.


Bah voyons, et tous les éléments dont tu parles ont été réunis par une incroyable conjoncture astrale totalement indépendante de la sur-médiatisation de ce fait divers.

Tu veux faire croire ça à qui ?


Citation :
Et tout ceci étant dit, même si la médiatisation avait été nécessaire pour obtenir un procès, reste qu'il n'y avait aucune pertinence à en faire sur place un symbole d'un combat féministe alors que le prévenu est un marginal vraisemblablement malade mental qui au cours de sa vie a frappé hommes, femmes, enfants, vigiles sans distinction et qui ne s'est jamais encombré du respect de quelque norme sociale qui vaille.


ça on est bien d'accord.


Des bisous ♥

Contribution le : 05/10/2018 16:49
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Srevo
 0  #40
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Inscrit: 04/01/2011 13:40
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Citation :
@aioren a écrit:
Bah voyons, et tous les éléments dont tu parles ont été réunis par une incroyable conjoncture astrale totalement indépendante de la sur-médiatisation de ce fait divers.

Tu veux faire croire ça à qui ?

Tu es sérieux? Je ne comprends même pas la logique de ton raisonnement...

En quoi est-ce la médiatisation qui a fait qu'avant toute mention de cette histoire où que ce soit dans la presse ou sur internet, 1/la victime avait porté plainte, 2/des témoins étaient intervenus et avaient retenu/suivi le gars jusqu'à son interpellation par la police, 3/des témoins avaient accepté de témoigner, 4/les faits s'étaient déroulés sous l'oeil d'une caméra de vidéosurveillance?

Tous ces éléments ont été réunis avant toute médiatisation. Ce n'est pas elle qui a fait que des gens sont intervenus, ce qui est dans cette affaire la raison n°1 qui a permis des poursuites et une condamnation.
Sérieusement, qu'est ce que la médiatisation a changé à cela? Quelle est la logique que tu soutiens? A la limite, je peux t'accorder qu'elle a vraisemblablement eu un effet (limité) sur le calendrier judiciaire: les affaires médiatisées sont souvent jugées un peu plus vite.

Plus généralement, tu te trompes lourdement sur les suites données aux délits poursuivis en flagrance, ce qui était le cas ici. Dans ces situations, non seulement la police ne traine pas les pieds mais elle incite même lourdement les victimes à porter plainte - ce qui n'est pas totalement désintéressé puisque ce sont des affaires automatiquement élucidées, donc bonnes pour leurs stats. Et plus généralement encore, si tu te présentes devant la police ou la gendarmerie pour porter plainte pour des faits délictuels, pour lesquels tu peux identifier précisément l'auteur, et apporter des éléments matériels objectifs (tiers neutres, enregistrements, pièces à conviction) caractérisant le délit, jamais tu ne seras envoyé bouler. Les refus de plainte - inexcusables, ce n'est pas mon propos - c'est essentiellement pour des faits d'une gravité très limitée et/ou quand il n'y a rien d'autre que le témoignage de la victime, donc rien pour enquêter.

Contribution le : 05/10/2018 17:20
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