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FMJ65
D’Entreprendre, mon cœur s’est arrêté
 1  #1
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Hier je mettais en avant l'excellentissime Julien Bobroff.

Aujourd'hui coup de projecteur sur son pendant féminin (en terme d'éloquence). Quand tu t'exprimes comme cela, avec tant d'aisance et de pertinence (et quand le ramage se rapporte au plumage ...), tu peux envisager quelques grandes ambitions dans la vie ... !
Accessoirement le sujet est très pertinent et profond.
Merci Mme Duez !




Et pour ceux qui douterait encore de la qualité de la rhétorique de la dame (ou de sa plastique ...)




(je suis )

Contribution le : 05/12/2019 09:31
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fluffy
 0  #2
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Intelligente, magnifique... je suis amoureux ! 😍

Contribution le : 05/12/2019 09:53
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Avaruus
 0  #3
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Le propos est effectivement intéressant, et j'entends certaines de ses idées progressistes depuis quelques années déjà dans la bouche de patrons que je connais. J'ai aussi effectivement déjà entendu ces critiques acerbes de la génération y.

Dans la deuxième vidéo, je trouve ça amusant et intéressant qu'elle dise, à propos de la génération z et de ses attentes face à l'entreprise : "De qui apprendra-t-on demain ? Il répond de l'entreprise dans un second temps. L'entreprise demain en capacité d'attirer et de retenir les meilleurs jeunes talents de cette nouvelle génération, ça sera une entreprise apprenante, voire une entreprise diplômante, l'entreprise va devenir une école."

Je trouve qu'on revient d'une certaine manière à la vision des entreprises du début du XXè siècle, faisant suite à l'industrialisation massive : l'entreprise qui permet d'apprendre en son sein, de gravir les échelons à la force de son travail et sans s'arrêter sur les diplômes des uns et des autres. On avait un peu cette logique à la belle époque des entreprises Peugeot ou Michelin.

Le nouveau discours serait peut-être plutôt celui qui consiste à dire : "en premier lieu, on apprendra de moi demain". Et ce n'est pas totalement faux à mon avis. On a beaucoup à gagner à faire l'effort de comprendre comment fonctionne la génération qui arrive.


Bon par contre je me montrerais plus méfiant qu'elle quant à la prochaine génération : j'entends ses idées, mais je dois aussi admettre que le discours "l'école est inutile" m'inquiète malgré tout (et pourtant je suis le premier à critiquer l'éducation nationale). Cela dit je pense que l'institution est une des premières responsables de cet état d'esprit.

Et son rejet systématique des critiques adressées aux jeunes générations pourrait peut-être trouver une position un peu plus humble : j'ai régulièrement entendu des patrons, maîtres de stage, chefs d'équipe (la plupart bienveillants d'ailleurs avec leurs subordonnées) constater un niveau de compétence à l'arrivée dans l'entreprise inférieur à ce qui devrait être la norme vu le poste occupé. De même, ils ont constaté que les exigences de travail n'étaient plus les mêmes, et parfois on marche sur la tête : quand un jeune serveur en restaurant, qui a la formation adéquate et est embauché, sort au patron "je ne veux pas travailler les samedis soirs" et finit par démissionner à cause de ça, on est en droit d'être surpris et d'avoir un avis plutôt critique. Et cet exemple est loin d'être un cas isolé.

Contribution le : 05/12/2019 10:52
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FMJ65
 0  #4
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Je ne prétends pas avoir une vision très globale mais j'ai la nette impression que les djeuns d'aujourd'hui sont nettement ... moins vaillants pour être diplomate. En tout cas c'est ce que je constate dans mon environnement professionnel.
Concernant le niveau de compétence ou en tout cas de savoir faire, c'est certain qu'en moyenne c'est la chute libre. Mais il y a toujours un gros décalage entre la sortie universitaire et l'entrée dans le monde du travail, qui existait déjà à mon époque (encore que ce soit un peu gommé par la démultiplication des stages en entreprise).

Quand j'ai postulé, je devais avoir bac +6 ou +7, aveuglément certain de mes capacités. Or lors d'un entretien un directeur de startup m'avait sorti que je ne "savais encore rien faire". Tu encaisses et tu fermes ta gueule mais tu n'en penses pas moins "cause toujours ...". Or ce n'est qu'après 2 ans d'expérience professionnelle, à force de voir des jeunes rentrer dans la boîte que je me suis dis que ce type avait raison : capacité à appréhender un projet, à savoir rédiger un doc de façon pro, à organiser un fichier Excel, à gérer la relation avec le client, à jouer avec les tensions "politiques" au sein de grosses boîtes, à être efficace dans le temps passer, etc., un petit jeune qui rentrait n'était opérationnel sur aucun de ces points. Bref dans ma boîte on recrutait sur la capacité d'adaptation plus que sur la CPU ou le savoir faire initial. Et ça, c'est un invariant universel !

Contribution le : 05/12/2019 11:31
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fluffy
 5  #5
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Elle parle de @koikoi_koi à ce moment là !

Contribution le : 05/12/2019 11:46
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thazhok
 0  #6
Je masterise !
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Citation :

@Avaruus a écrit:
De même, ils ont constaté que les exigences de travail n'étaient plus les mêmes, et parfois on marche sur la tête : quand un jeune serveur en restaurant, qui a la formation adéquate et est embauché, sort au patron "je ne veux pas travailler les samedis soirs" et finit par démissionner à cause de ça, on est en droit d'être surpris et d'avoir un avis plutôt critique. Et cet exemple est loin d'être un cas isolé.


Je confirme que ce n'est pas isolé et ça se vois d'ailleurs au sein de l'institution publique (et même dans l'éducation nationale, sisi je te jure ^^). j'ai eu le cas d'une assistante d'éducation (pionne/surveillante pour ceux qui ne sauraient pas) qui refusais de faire la grille au matin, parce que arriver à 07h30 pour ouvrir dans les temps, c'était "trop tôt".

Par contre, ce que je peux constater dans mon activité professionnelle c'est un refus de l'autorité, voir une ignorance de celle-ci. Et sur 5000 étudiant, j'en ai des foufous ^^

Contribution le : 05/12/2019 13:00
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Alex333
 1  #7
Help Desk
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Perso j'ai trouvé son discours très creux. Avec en prime tous les poncifs du marketeux : "le retail" (en français on dit grande distribution), start up, empathie (le concept à la mode), wake up call (yeah ! American!), résilience (concept à la mode), board (son poste, en français faire partie du conseil d'administration)

Au passage elle fait référence à Leroy Merlin. Entreprise qui a peu à voir avec Amazon. Je pense qu'acheter des pots de peinture de 2 kg ou des plaques de placo de 3 m sur 4 c'est sûr c'est plus dur de se le faire livrer par courrier.

Et si les gens achètent en masse sur Amazon pour le reste, c'est que tout le monde s'en tape de la notion d'humain, résilience, etc. C'est moins cher et c'est tout ce qui nous intéresse. Même si c'est pour acheter encore plus de produits made in China fait par des esclaves modernes là bas. Bon, je lui accorde qu'elle parlait des dirigeants d'entreprise ... pardon des CEO.

Allez pour un point positif : Je ne désespère pas qu'un jour on change. Mais j'en doute

Contribution le : 05/12/2019 13:19
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Scruffy
 3  #8
Koluche
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@fluffy Pfff... Elle essaie juste de se faire un nom sur mon dos 🙄

Contribution le : 05/12/2019 13:19
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aioren
 1  #9
Je poste trop
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Citation :

@FMJ65 a écrit:
Quand j'ai postulé, je devais avoir bac +6 ou +7


Je suis curieux. C'est quelle formation qui donne "bac +6 ou +7" ?


Des pavés ♦

Contribution le : 05/12/2019 16:10
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Milot
 2  #10
Je masterise !
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@koikoi_koi Je crois que tu as parfaitement résumé le but de son intervention.
Quand j'entends cet élément de langage:
Collaborateur,
ch'ai enfie dé zortir mon luger.
Bah ouais, un employé que tu vires
devient
une cessation de collaboration.

Contribution le : 05/12/2019 16:18
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ELdictator
 1  #11
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Je fais parti de cette génération de Y, j'ai commencé grouillot dans l'armée, j'ai fait ma route. J'en ai eu assez. J'ai voulu devenir Architecte d'intérieur, j'ai repris mes études, j'ai trouvé un job qui est devenue une passion, aujourd'hui je suis cadre et dirige un bureau d'études.

Je me reconnais dans son discours, mais je ne suis pas certains que ce soit une histoire de génération. Mais plus une question d'envie, de motivation personnelle et surtout de mentalité. Etre un challenger, c'est dans mon ADN, j'ai juste compris que seul on est rien et qu'il n'est pas nécessaire de marcher sur les gens pour évoluer.

Tout le monde ne peux pas être patron, entrepreneur, manager ou leader. Et bien heureusement, sinon il n'y aurait pas d'activité. Le grand changement que je constate, c'est que les gens s'imaginent avoir droit à tout, immédiatement. Ils souhaiteraient avoir des salaires très élevés, sans avoir fait leurs preuves.
Je n'ai de conseils à donner à personne. Mais j'imagine que pour réussir, il faut commencer quelque part, apprendre, ne pas ramener sa bouche sans arrêt et pour rien, montrer qu'on est capable par le travail. Travailler sans relâche, toujours plus prouver qu'on à une valeur ajoutée dans l'entreprise et qu'on est "valable". Les patrons ne sont pour la plus par pas des fous, ni des gamblers. Ils calculent, font des hypothèses, analyses et prennent des décisions stratégiques réfléchies. Alors pourquoi pariaient ils sur des collaborateurs "non investis".
Et effectivement les générations plus âgées nous vois débarquer comme des extra-terrestres, parce qu'il y à un gap dans la vitesse de compréhension et d'assimilation de l'information. Les Y sont des gamins de l'internet et du numérique, nous sommes habitués depuis le plus jeune âge à tout calculer, tout analyser ( des images, des informations, des données etc etc ) toujours plus vite. Ce qui nous apparait comme "normal", ne l'est pas du tout pour les générations précédents les Y.

Le manque de communication, le manque de "vision" entrainent chez eux un manque de confiance et impact sur l'égo, de facto ils se braquent, cherche à être humiliants et à nous briser dans le monde de l'entreprise par peur d'être dépasser et par crainte de perdre leur cher "statut" tellement difficilement acquis. Alors que nous les Y, le statut on s'en branle, la taille du bureau on s'en branle. La reconnaissances de la société, on s'en branle . On sait depuis qu'on est gamins, qu'aucun cadeaux ne nous sera fait, que la confiance n'existe plus et qu'il faudra se battre pour tout dans la vie.

J'ai 34ans, je travaille depuis que j'ai 8 ans (peut être même avant), j'ai probablement été dans plus d'entreprises que la plus part des personnes qui m'entourent, pour qui avoir un poste était un devoir et non plaisir. Aujourd'hui, je suis là ou je veux et je fais ce qu'il me plait.

Bref démmerdez vous par vous même ... Bisous. C'est ça la réalité, l'assistanat n'est pas une solution.

Contribution le : 05/12/2019 20:41
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FMJ65
 0  #12
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Citation :
@ELdictator a écrit:
....l'assistanat n'est pas une solution.

houlà, ton propos est hérétique en ce grand et noble pays ....

Contribution le : 05/12/2019 22:21
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Roncho
 1  #13
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Je me reconnais tellmeent dans ce discours. A mon compte depuis 10 ans, l'argent n'a jamais ete ma motivation premiere.

J'ai un ancien collegue qui voulait se lancer dans une boite, je l'ai accompagné a pas mal de table rounde, reunion et autre presentation et conference de start uper, et mon dieu la seul chose que j'entendais c'etait "levé de fond, levier de croissance, valorisation, actionnaire, etc" que des terme financier peut importe le domaine. Ma passion ? Rien. Juste la motivation de grandir vite, peser lourd et revendre pour "entreprendre" a nouveau. Une sorte de boursicotage d'idees a peine realisées quoi...

Donc merci pour ce partage et au personne qui veulent se lancer par passion : fonceé, quelle que soit l'issue l'aventure serait belle et enrichissantes. Aux autres : rien, vous etes perdu c'est tout.

Contribution le : 05/12/2019 22:50
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Alex333
 2  #14
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J'ai l'impression qu'on se prétend réinventer le truc. Les mecs de 60 ans maintenant qui ont créé leur entreprise ya 30 and, t'inquiète qu'il avait la même idée : faire une petite entreprise sympa, bonne ambiance, et bien sûr avant tout qui soit bénéficiaire s'il fallait le préciser.
Et aujourd'hui bah pareil c'est tout

Contribution le : 05/12/2019 23:19
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Roncho
 0  #15
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Citation :

@Alex333 a écrit:
J'ai l'impression qu'on se prétend réinventer le truc. Les mecs de 60 ans maintenant qui ont créé leur entreprise ya 30 and, t'inquiète qu'il avait la même idée : faire une petite entreprise sympa, bonne ambiance, et bien sûr avant tout qui soit bénéficiaire s'il fallait le préciser.
Et aujourd'hui bah pareil c'est tout


Sauf que les startup de nos jours sont axé sur juste le chiffre pour la plupart. Combien tu vois de mec sorti d'ecole de commerce vouloir monter une appli mobile pour tel ou tel truc qui font bosser que du stagiaire ou qui cherchent des freelance payer que dalle pour eux se gaver a chaque lever de fond et juste esperer trouver un repreneur a qui vendre le tout mal ficélé. La motivation n'est que dans l'argent et plus dans le produit. Les serial entrepreneurs ils ne raisonnent qu'en part de marché, il se foutent du produit lui meme.

C'est comme ces boites de service a domicile qui se vendent comme "proche de sgens, la pour leur rendre service,etc" et qui exploitent la misere social des femme de menage en les forcant a se mettre en autoentrepreneur et en leur collant des planning improbables.

Bien sur une boite vise la rentabilité. Mais la ca n'est meme plus ca. La rentabilité n'est plus un but, la plupart des startup quand elles sont vendues ne sont pas encore rentables...

Contribution le : 06/12/2019 12:05
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sobidel
 0  #16
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Effectivement, le pire aujourd'hui ce sont les startup qui pour la plupart arrivent à lever des millions d'euros de fond sur une idée qui n'est pas viable sur le long terme ou qui apporte très peu de bénéfice net.

L'exemple le plus flagrant pour moi c'est "Take Eat Easy", une startup de livraison de repas à domicile qui a mis la clé sous la porte faute de financement pour lutter contre les 2 autres mastodonte que sont Deliveroo et Uber Eats. La différences entres les 3 ? Take Eat Easy y allait progressivement tout en restant rentable alors que les 2 autres idondaient le marchés en restant déficitaire ....

Un jour la bulle des startups va exploser et ça va faire mal

Contribution le : 06/12/2019 16:23
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