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Invité
Votre avis à propos d'un docu sur l'obésité et la manière dont on la perçoit
 2  #1
FantômeInvité
Remarque liminaire : ce sujet a pour objectif d'être constructif. 🙂

D'abord, le documentaire en question posté par chbenz dans un article de la CDL :

La vidéo est déjà passée : https://www.koreus.com/modules/newbb/viewtopic.php?post_id=2831138

On achève bien les gros | ARTE


Je l'ai regardé, et je dois dire que si dans l'ensemble je trouve ce genre de documentaire d'utilité publique, certains passages m'ont interrogé. Je ne vais pas en dire beaucoup plus car je ne voudrais pas commettre le péché de vous biaiser (avec deux "i").

Je souhaiterais lire vos avis (les gros pavés ne me dérangent pas, preuve que je ne suis pas grossophobe^^) concernant deux sujets assez larges :
- le documentaire
- l'obésité

J'aimerais notamment savoir ce que vous pensez des propos suivants :
Citation :
24:09
Au lieu de dire que l'on va faire payer deux places à un gros, on peut aussi imaginer qu'on fasse quelques sièges qui soient plus larges.

24:18
Y a rien qui est pensé pour les gros en fait, que ce soit le dentiste qui a peur que tu casses son fauteuil... Moi quand je vais chez un médecin, et que dans la salle d'attente y a des sièges à accoudoirs, et que je ne peux pas m'asseoir dans ces putains de sièges à accoudoirs, je me dis que c'est même pas la peine que j'aille voir ce médecin. J'ai envie de cramer le gars qui a conçu des sièges de théâtre qui font que mon cul ne rentrera jamais et qui font que je ne pourrai jamais aller voir un spectacle ; j'ai envie de cramer le gars qui fait que je suis trop serrée au cinéma et que je suis obligée d'y aller à la séance de 11h le lundi.

Y a 10M de personnes obèses en France et y a personne qui se demande où elles sont, enfin les gens sont toujours étonnés quand je donne ce chiffre. Mais elles sont où ? Ben elles sont pas dans l'espace public, elles peuvent pas se l'approprier. Quand elles se l'approprient, elles se font insulter.


26:33
Gabrielle : Mais quand tu dis qu'il y a des gens qui n'arrivent pas à se contrôler, est-ce qu'ils sont responsables de ne pas pouvoir se contrôler ?
Élève : Non, il ne sont pas responsables mais il faut se contrôler. J'ai quelqu'un dans ma famille qui est comme ça [etc] il mangeait tout le temps.
Gabrielle : Est-ce que tu sais pourquoi il mangeait tout le temps ?
Élève : C'est parce qu'il aimait ça, et qu'il était dépendant.
Gabrielle : Quand on est dépendant, est-ce qu'on est responsable de sa dépendance ?
Élève : Non, c'est comme pour fumer, c'est... dur.
Gabrielle : Donc il n'est pas responsable de pas s'être contrôlé en fait.

29:44
Je pense que je bouffe comme je pourrais prendre n'importe quelle drogue. Je pense que je bouffe comme je pourrais être accro au casino. Je pense que je bouffe comme une junkie.


Quelques chiffres : en 2019 en France, d'après solidarités-santé.gouv, 17% de la population adulte est obèse (soit un peu plus de 8M). Ce chiffre est corroboré par l'Inserm pour la même année. J'ai trouvé ailleurs des chiffres de 2018 et 2017 faisant état d'environ 15.5% d'obésité chez les adultes.

Que pensez-vous de tout cela ?

Votre avis m'intéresse, il pèse dans la balance de ma réflexion.

Contribution le : 04/08/2020 15:57
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LeFreund
 1  #2
Je masterise !
Inscrit: 26/10/2012 20:10
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J'ai regardé le documentaire tout à l'heure et je suis très partagé.

Je persiste à croire qu'il faut lutter contre l'obésité et que ce n'est pas sain d'être obèse.

Mais ça m'a donné envie de lire son livre

Contribution le : 04/08/2020 16:14
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Invité
 0  #3
FantômeInvité
@LeFreund
Citation :
Je persiste à croire qu'il faut lutter contre l'obésité et que ce n'est pas sain d'être obèse.

Eh bien tu es plutôt raccord avec Gabrielle, car elle précise qu'elle ne souhaite à personne d'être obèse et qu'elle ne prône pas ça comme un mode de vie.

Elle est plutôt dans l'optique de lutter contre la grossophobie.


Sinon pourquoi es-tu partagé à propos du docu ? Tu pourrais donner une ou deux infos plus précises ?

Contribution le : 04/08/2020 16:21
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Hebus25
 2  #4
Help Desk
Inscrit: 30/01/2008 14:27
Post(s): 1325
Karma: 1719
@Avaruus J'ai déjà vu ce reportage d'arte et beaucoup d'autres pendant le confinement. La plupart sont d'utilités publique.

La génétique n'explique pas pourquoi le nombre d'obèse augmente sans cesse dans les pays industrialisés. On pourrai donc faire le parallèle entre la malbouffe et la cigarette.

Concernant l'adaptation des sièges aux "gros", dans les avions, autant je trouve l'idée intéressante, autant je ne vois pas comment la mettre en pratique. Un siège spécial "gros" dans un avion prenant plus de place, il sera de fait plus cher et je ne suis pas sur que cela soit bien pris car les personnes concernées car elles auront du coup effectivement un surcoût lié à leur poids.
Et dans le cas contraire, une personne "normale" ne comprendrai pas pourquoi elle n'a pas un siège plus large....
Pour faire vraiment changer les choses, il faudrait d'abord que les consommateurs acceptent de rogner sur le confort pour payer moins cher (cf Ryanair) et ce n'est pas gagné. Tu as une compagnie qui s'est lancée sur ce créneau (La compagnie), que des sièges business, mais uniquement sur quelques destinations.

Ensuite j'ai beaucoup de mal sur cette question :
Citation :
Mais quand tu dis qu'il y a des gens qui n'arrivent pas à se contrôler, est-ce qu'ils sont responsables de ne pas pouvoir se contrôler ?

Comme pour la cigarette, est ce que le fumeur est responsable de ne pas pouvoir se contrôler ?
Et la contrairement au documentaire, je serai tenté de dire oui. En tout cas, s'il n'est pas responsable, il est au moins conscient, et de fait, il doit soit envisager d'arrêter (pour la cigarette), soit de consulter un psychologue/nutritionniste pour comprendre d'où vient cet appétence pour la nourriture et essayer de corriger la chose.
De la même manière qu'une femme enceinte arrive à trouver la volonté pour arrêter de fumer, un infarctus est souvent le déclencheur pour une personne obèse d’entamer un régime.

Pour finir, je dirai qu'effectivement il n'est pas acceptable qu'une personne soit mise à l'écart pour son poids. Elle ne devrai en aucun cas être stigmatisée, moquée, isolée,.... par contre elle doit aussi comprendre que son poids est problématique pour sa santé et qu'il faut savoir se modérer. L'excuse de dire "j'aime bien manger, je ne veux pas m'en priver sous prétexte de rester mince" est pour moi un voile, j'aime bien manger aussi, cependant je me modère pour ne pas me pourrir la santé.

Contribution le : 04/08/2020 16:41
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-ninja-
 1  #5
Je poste trop
Inscrit: 05/12/2009 15:52
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Karma: 2384
Je regarderais plus tard, juste quelques avis de ma part.

Citation :

@Avaruus a écrit:
J'aimerais notamment savoir ce que vous pensez des propos suivants :
Citation :
24:09
Au lieu de dire que l'on va faire payer deux places à un gros, on peut aussi imaginer qu'on fasse quelques sièges qui soient plus larges.



Ayant étudié le design industriel, c'est un problème intéressant. Tu veux éviter le discomfort, mais très très souvent tu dois standardiser ton produit pour la majorité, les cas extrêmes sont souvent ignorés parce que ça coûte trop cher. Imaginons un avion, tu fais des places plus larges en économie. On passe de 6 places à prix X à 4 places. Le prix pourrait être 1,5X (en théorie). En pratique, l'industrie va pas se faire chier à créer un nouveau siège si en plus ils récupèrent moins d'argent qu'avant. De plus t'as pas couvert les frais d'un nouveau design, tests de sécurité, une nouvelle ligne de production du siège plus large etc. Du coup plutôt 3X. Personne ne paiera ça, t'arrives dans les prix "business class". 

Ce qui est intéressant aussi c'est que je suis grand et que je peux acheter des places avec plus d'espaces pour les jambes. Pourquoi on a adapté ça pour moi? Parce que ça me coûte plus cher et ça leur coûte rien. C'est de l'espace qu'ils ont grappillé autre part (peut-être même l'espace d'autres sièges normaux), et la structure même de l'intérieur d'un avion permet déjà de faire cette modification.

Citation :

24:18
Y a rien qui est pensé pour les gros en fait, que ce soit le dentiste qui a peur que tu casses son fauteuil... Moi quand je vais chez un médecin, et que dans la salle d'attente y a des sièges à accoudoirs, et que je ne peux pas m'asseoir dans ces putains de sièges à accoudoirs, je me dis que c'est même pas la peine que j'aille voir ce médecin. J'ai envie de cramer le gars qui a conçu des sièges de théâtre qui font que mon cul ne rentrera jamais et qui font que je ne pourrai jamais aller voir un spectacle ; j'ai envie de cramer le gars qui fait que je suis trop serrée au cinéma et que je suis obligée d'y aller à la séance de 11h le lundi.

Y a 10M de personnes obèses en France et y a personne qui se demande où elles sont, enfin les gens sont toujours étonnés quand je donne ce chiffre. Mais elles sont où ? Ben elles sont pas dans l'espace public, elles peuvent pas se l'approprier. Quand elles se l'approprient, elles se font insulter.


D'un point de vue design industriel encore une fois, tu dois standardiser et éviter les extrêmes pour réduire les prix. Mais avec 10M de personnes obèses, c'est devenu une part considérable, pas "extrême". Prenons donc le siège de dentiste. Pour le coup, c'est plus simple que l'avion. Tu le fais plus large, plus de matériaux, résiste à des poids supérieurs. Le siège en lui-même est simple, facile à laver. Pas besoin d'accoudoirs. Problème réglé et c'est pas beaucoup plus cher. (Tu peux aussi... rester debout :-D). C'est du coup à l'acheteur de choisir correctement. Pour les sièges de théâtre, on revient au model de l'avion. Ça vaut pas le coup/coût pour le théâtre, ils privilégient le comfort de la majorité.

Du coup je trouve ça un peu frustrant de lire "J'ai envie de cramer le gars qui a conçu des sièges de théâtre qui font que mon cul ne rentrera jamais". Le designer n'y est pour rien, c'est son client le problème. C'est pas comme si le designer se frotte les mains en se disant "aaaah parfaite conception pour faire chier les grands et personnes obèses". Nan, c'est conçu comme ça pour 90% de la population. Ça me pète les couilles aussi d'être grand et d'avoir mal aux genoux dans l'avion. Je comprends pourquoi, et ça reste chiant. Mais contrairement à ma taille qui ne changera qu'en décapitant mes jambes, la majorité des cas d'obésité est un "choix".

Pour moi le réel problème est l'éducation et mentalité. Quelqu'un d'obèse ne sait pas forcément qu'ils sont pas obligés de faire du sport pour perdre du poids (même si faire du sport est conseillé (pour tout le monde)). Tu peux manger exactement la même chose, faut juste en manger moins. Je veux pas aller dans les détails, mais faut calculer son métabolisme de base (BMR) et manger moins de calories. J'suis pas un expert non plus, mais j'avais techniquement besoin de 1800kcal par jour, j'en mangeais 1200-1400kcal et j'ai perdu 10 kilos sans efforts physiques. Je pouvais manger un paquet de chips entier... si je mangeais pas de petit-dej ou lunch. Faut avoir conscience de ça quand tu manges. Après le côté mentalité, c'est pas qu'il faut avoir honte, y'a aucune honte, ça arrive. Faut juste avoir conscience que ça porte des problèmes mentaux, physiques, de santé, et que ça va te limiter dans ta vie.

Si t'arrives au point où tu ne rentres plus dans les sièges "standards", c'est à ce moment-là qu'il faut te remettre en question. C'est pour ça que je trouve "l'acceptance" dangereuse. Genre, dans la société, oui, on doit arrêter de se foutre de la gueule des personnes obèses, faut changer de mentalité. Mais faut quand même encourager les personnes obèses à changer de mode de vie. Pas en les insultant, mais en les aidant. Par exemple, offrir une réduction à la salle de sport pour les personnes obèses. Et dire à ceux qui râlent parce qu'ils ont pas de réduction qu'ils peuvent aller se faire foutre. Ou offrir des programmes de nutritions gratuitement quand ton médecin constate l'obésité (j'sais pas si ça existe déjà).

En fait faut que tout le monde voit ça comme un stade temporaire.

Contribution le : 04/08/2020 18:01
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dylsexique
 4  #6
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Inscrit: 18/03/2014 22:24
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Ce qui me déplaît dans ce docu, c'est qu'il est uniquement ponctué de : "C'est la société qui-, c'est mon médecin qui-, c'est ma famille qui-, c'est mon système hormonal qui-, c'est les marketeurs qui-"

Car au final, un des arguments fondateurs de cette dame semble être : "les gros ne sont pas responsables de leur dépendance à la nourriture" (cf 27:00)

Là on touche pratiquement à la question philosophique de l'existence du libre arbitre.
La réponse à une telle question ne peut pas être si expéditive. C'est certainement plus nuancé.

Parce que je pense que c'est quand même un aspect clé de la grossophobie : il ne s'agit pas nécessairement d'une discrimination "gratuite", car elle s'appuie souvent sur l'idée (vraie ou fausse) que les obèses sont responsables de leur situation.
On stigmatise donc ce qui est vu comme un "choix de vie" et non pas comme un trait inné. C'est pour ca que la question est complexe.

Un cas extreme d'acharnement collectif sur un "choix de vie" est le traitement réservé aux criminels. Jugés responsables de leurs actes (qui nous déplaisent), on les met à l'écart et on les punit.
On ne parle pas ici de "criminophobie". Pourtant, la question du libre arbitre pourrait se poser aussi.

Donc pour moi, c'est ça la question centrale du débat, trop survolée dans ce docu : dans quelle mesure peut-on considérer que les obèses ont un contrôle sur leur situation ?
Alors bien sûr, la réponse ne sera pas toute blanche ou toute noire. Ce sera un mélange de causes "internes" (contrôlables) et de facteurs "externes" (incontrôlables), et ça variera sûrement d'une personne à l'autre.
Mais ce serait bien qu'on commence par ça (la scène à 36:00 traite de cette problématique)

D'une part, il faut peut être que les gens comprennent l'aspect pathologique de l'obésité.
D'autre part, il faut peut être que certains obèses voient dans quelle mesure ils sont les acteurs de leur condition.

Dans l'idéal, il faudrait ensuite que tout le monde y mette du sien pour changer la situation.
Il faut en effet adapter les espaces publics pour les rendre accessibles aux obèses, mais en parallèle il faut aussi venir en aide à ceux-ci pour leur fournir les outils nécessaire à s'extraire de leur situation (car au final, l'effort décisif ne pourra venir que d'eux).

Contribution le : 04/08/2020 23:08

Edité par dylsexique sur 5/8/2020 14:24:05
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Invité
 3  #7
FantômeInvité
Citation :
Remarque liminaire : ce sujet a pour objectif d'être constructif.



Contribution le : 05/08/2020 08:13
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Ubbos
 2  #8
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1er commentaire : à la lecture de l'extrait de son premier roman, je ne trouve pas ça inspirant. A la limite sous une forme de nouvelle mais entamer ça sur le ton de l'humour, ça me fait penser que ça va vite tourner en rond, avec de la surenchère, donc ça va vite me gonfler.

Pas drôle du tout son histoire de régime, suivi par un traitement hormonal, 3 mois 30 kilos la branlée, ça doit vraiment faire mal au coeur.

Wow le commentaire de l'infirmière, à une ado.
Le montage sur cette nana hésitante et larmoyante lors de son retour à l'école : trop long.

Son bouquin : on ne nait pas grosse. Titre qui manque de nuance. Une variété de causes peuvent générer de l'obésité, y compris des facteurs génétiques. Je chipote mais parce que je trouve que son titre met l'accent uniquement sur les raisons environnementales (en tout cas je le comprends comme ça).

Réflexion intéressante sur le fait de vouloir employer le mot gros, le détacher de la connotation négative.

Mise en scène : A l'aéroport : Hum je n'ai jamais entendu parler de cette histoire de prise de poids. Bon jsais pas si c'est à jour et je n'ai pas cherché plusieurs sources. J'ai juste trouvé un article de Slate évoquant Air France KLM avec une taxe obésité. Sur le site d'Air France, la compagnie offre la possibilité de réserver un 2nd siège facturé à 75% du prix d'achat du premier siège (remboursé si le vol n'est pas complet, donc la loterie). Pas de commentaire sur l'hotesse d'accueil, ça peut aussi bien être vrai que de la mise en scène.

Théatre/ dentiste : d'accord avec le commentaire de ninja. Cela dit, vu le nombre croissant, il faudrait voir à faire évoluer les possibilités à pouvoir trouver un siège mais bon, ça fait une place de perdu, un ticket de perdu, de l'argent de perdu.
La gamine qui parle à la fois des comportements impulsifs et de la sédentarisation au travail, clever girl.
Quand on est dépendant est on responsable de sa dépendance : non, mais ça n'empêche pas qu'il ya des prises en charge pour la toxicomanie ou l'alcoolisme. Je ne sais pas si il existe une prise en charge suffisante en France des troubles alimentaires. Je crois que les thérapies cognitivo comportementales peuvent prendre ça en charge mais sans certitude.
D'ailleurs elle en parle comme d'une addiction.

Pourquoi ils enchaînent les questions des mômes et zappent les réponses, yen a des bonnes dans le lot, c'est crétin, j'aurai préféré voir ça que les longues hésitations à pénétrer l'enceinte du lycée.
Propos de la collègue : je veux pas travailler avec une grosse. La nana devrait se faire sanctionner, idem pour la direction.

Etude suédoise : piste : lutte contre la discrimination à l'embauche. Réduire le taux d'obésité chez les ados. Empêcher que les ado en surpoids soient harcelés à l'école.

Mise en scène : bilan professionnel. Je zappe, pas intéressé.

Evoque la chirurgie bariatrique : elle n'y est pas favorable et compare ça à la lobotomie.Bon c'est un parti pris, je vois pas trop le rapport personnellement, mais après à voir le bilan qu'en font les personnes qui l'ont subi. Si à la fin, ya plus de contents que de mécontents, je trouverai ça positif. Vu cette étude (là encore, j'ai cherché vite fait) : le bilan est positif

Elle évoque ensuite les régimes qui ont déclenché chez elle des troubles du comportement alimentaire. Dommage qu'elle ne développe pas davantage quels types de régime elle a pu suivre.

mise en scène : pareil je zappe.
Stigmatisation : ya pas que les gros qui le sont, en gros du moment où tu es différent.

Du coup le bilan : bon c'est un témoignage, à ce titre ça zappe pas mal de problématiques.

Bon pour faire un parallèle avec la clope, tu peux voir partout des campagnes pour aider à arrêter la cigarette, est il possible de faire de même dans le cas de l'obésité.
Cela dit, le problème me semble plus vaste, avec la malbouffe en général, l'ajout de sucre ou de sel qui se fait assez facilement dans les aliments industriels.
Ca n'empêche pas cela dit d'en faire un problème individuel, mais jpense que je serai assez favorable à un accompagnement (pas stigmatisant, pas le faire n'importe comment, mais vraiment lorsque la santé de l'individu est mise en péril sur le long terme).

Je l'ai regardé jusqu'au bout mais franchement j'ai aussi des réserves. Enfin j'ai des réserves sur la façon dont ça a été monté. Je le trouve batard, entre le témoignage de la nana, les mises en scène. Je crois que j'aurai préféré voir uniquement ça sous forme de témoignage en fait. Finalement, les mises en scène détachent de l'histoire personnelle de cette nana. Partir d'un cas isolé pour aller vers des généralités mais je les trouve mal fichu ces mises en scène.
En fait, son intervention dans une école m'apparait beaucoup plus intéressante que ce documentaire tel qu'il est fait.

Du coup pour réagir aux propos que tu as mis en italique @Avaruus :

24:09
Au lieu de dire que l'on va faire payer deux places à un gros, on peut aussi imaginer qu'on fasse quelques sièges qui soient plus larges.
:
On peut mais faut pas rêver. A la limite, pareil pour avoir farfouiller, Air canada qui semblait proposer la gratuité sur la 2ème place si la personne avait une ordonnance de son médecin.

24:18
Y a rien qui est pensé pour les gros en fait, que ce soit le dentiste qui a peur que tu casses son fauteuil... Moi quand je vais chez un médecin, et que dans la salle d'attente y a des sièges à accoudoirs, et que je ne peux pas m'asseoir dans ces putains de sièges à accoudoirs, je me dis que c'est même pas la peine que j'aille voir ce médecin. J'ai envie de cramer le gars qui a conçu des sièges de théâtre qui font que mon cul ne rentrera jamais et qui font que je ne pourrai jamais aller voir un spectacle ; j'ai envie de cramer le gars qui fait que je suis trop serrée au cinéma et que je suis obligée d'y aller à la séance de 11h le lundi.

Comme le dit ninja, c'est conçu pour une majorité de gens. Peut être qu'à terme, les places seront plus spacieuses parce que l'obésité ira croissante, mais est ce que c'est la bonne réponse au problème, à mon sens non.

26:33
Gabrielle : Mais quand tu dis qu'il y a des gens qui n'arrivent pas à se contrôler, est-ce qu'ils sont responsables de ne pas pouvoir se contrôler ?
Élève : Non, il ne sont pas responsables mais il faut se contrôler. J'ai quelqu'un dans ma famille qui est comme ça [etc] il mangeait tout le temps.
Gabrielle : Est-ce que tu sais pourquoi il mangeait tout le temps ?
Élève : C'est parce qu'il aimait ça, et qu'il était dépendant.
Gabrielle : Quand on est dépendant, est-ce qu'on est responsable de sa dépendance ?
Élève : Non, c'est comme pour fumer, c'est... dur.
Gabrielle : Donc il n'est pas responsable de pas s'être contrôlé en fait.

Déjà dit et répondu par d'autres. Chercher la responsabilité est ce que c'est le bon prisme de lecture. Ca a un côté tout noir tout blanc. Dégager la responsabilité totale sur d'autres facteurs "extérieurs" ou en tout cas relatifs à l'addiction, ça pose aussi la question de son rapport qu'elle a vis à vis de l'addiction et aux addictions en général. Ya une forme de complaisance (mêlé à de l'ignorance, si on voit les possibilités de prise en charge de troubles addictifs).

Mince ça doit bien être la première fois que je ponds un pavé pareil, désolé.

Contribution le : 05/08/2020 22:44
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Vassili44
 0  #9
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Hello,

La question est complexe et je suis fatigué. On comprend souvent assez mal le sujet et c'est dommage que ceux qui en parlent ne connaissent généralement pas de situation d'addiction ou ne font pas le rapprochement avec une addiction vécue ? Non pas que je veuille leur interdire de parler.

J'ai lu plus haut que c'était sur la notion de choix et donc de responsabilité que pouvait se faire cette discrimination ou je ne sais quoi. Alors que c'est faux. On discrimine peu à la hauteur de ce qu'on discrimine pour les gros. Je n'ai pas vu un mec fumeur qui s'est suicidé tellement on l'a harcelé du fait qu'il fumait ( pourtant niveau risque on est bien quand même ). Je crois que beaucoup de monde ont une phobie des gros très forte et se donne pour se dédouaner que c'est une question de santé, sans se rendre compte qu'ils deviennent tout d'un coup vachement préoccupés de cette question de santé quand il s'agit de gros, mais bien moins pour d'autres raisons. Bref, pas logique.

Avarus tu as bien choisi le sujet et la façon de l'amener.

Contribution le : 06/08/2020 02:28
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dylsexique
 0  #10
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Citation :

@Vassili44 a écrit:
Je crois que beaucoup de monde ont une phobie des gros très forte et se donne pour se dédouaner que c'est une question de santé.


Santé, mais pas que.

Moi je pense que les gros représentent, bien malgré eux, l'allégorie de la voracité.
Voracité qui est de moins en moins bien acceptée aujourd'hui (l'embonpoint n'a pas toujours été perçu négativement à travers les âges), ne serait-ce qu'inconsciemment.

On sait au fond de nous que c'est la surconsommation qui nous perdra. Quand on voit un obèse, ça nous renvoit à cette partie de nous que l'on craint : l'humain glouton et avide de ressources. Autodestructeur.

On sait qu'on va dans le mur et qu'il faut qu'on réduise collectivement nous apports (en énergie, en ressources, etc.). Alors quand on voit quelqu'un qui continue à se "servir allègrement", ça éveille quelque chose en nous.
Surtout qu'en plus, ça créé toute une chaine de problèmes derrière (l'obésité étant un handicap, ça demande un effort supplémentaire à la société pour gérer tout ça).
Ce qui nous effraie au final, ce n'est peut-être pas simplement le risque que les gros représentent pour eux-mêmes, mais aussi les dangers que la surconsommation exacerbée fait peser sur le monde.

Alors bien sûr, les obèses ne sont pas les seuls à être dans la surconsommation. Loin de là. On y participe tous à notre façon.
Mais manque de chance, chez les gros, les effets de leur surconsommation sont très visibles, ce qui accroît grandement leur stigmatisation.

Quand je vois un obèse, ce qui me vient en tête c'est : "Arrête-toi, tu ne fais de bien à personne. Ni à toi, ni aux autres".
Reflet de mes propres peurs et contradictions face à mes propres addictions.

Contribution le : 06/08/2020 11:43
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Vassili44
 0  #11
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@dylsexique,

Je ne sais pas trop parce que les réactions que l'on peut voir face aux gros me semblent moins réfléchies que ça. Les personnes qui s'en prennent aux gros ne sont pas forcément capables de ce genre de réflexion dans le sens où il y a beaucoup d'enfants qui ont ces comportements. Et je pense que nous avons tous été témoin de ces comportements, bien avant que le problème de la surconsommation soit autant mise en évidence qu'aujourd'hui.

Mais il semble, c'est vrai, y avoir une association avec une idée, ou je ne sais quoi qui conduit à cette répulsion. Le gros représente sans doute tout ce qu'on nous dit de ne jamais atteindre ?

Le cinéma par exemple va influencer beaucoup notre façon de voir le monde. Si la personne grosse a toujours une représentation négative/inférieure/dégradante etc., il se peut que nous nous dissocions de cette image par la répulsion comme on peut être attirer par celui qui représente le succès ( du moins dans ce que l'on considère être le succès et la réussite ), ce que l'on souhaite atteindre.

Je me demande donc ce qu'on rejette exactement quand on rejette un gros ou les gros ? Je dis "on" car je crois que si ce que je pressens est vrai, alors nous serions tous grossophobe ( même les gros et peut-être surtout eux même ) et que la réaction que l'on va avoir de rejet envers les gros ou de rejet envers les personnes grossophobes ne serait qu'une manifestation différente de la grossophobie comme un anti-raciste sera d'autant plus contre le racisme qu'il sera mal à l'aise avec son propre racisme.

On pourrait tout aussi bien penser que, si la grossophobie est un rejet induit par notre culture ( ce qui semble clairement établi ) eh bien notre rapport avec la grossophobie, dans le rejet des gros ou des grossophobes serait peut-être lié à notre rapport avec le rejet et/ou la société : je rejette ceux qui rejettent ou je rejette la société qui rejette.

Quoi qu'il en soit, nous ne devrions pas mettre autant en avant la problématique sous l'aspect "santé" des personnes grosses et comment les soigner, car nous ne le ferions pas avec autant d'insistance pour d'autres problèmes de santé, mais nous devrions plus mettre au cœur du sujet le problème de santé d'une société qui crée le rejet, car c'est cet aspect-là du problème qui me semble le plus grave.

Le documentaire a eu l'intelligence de s'y atteler et les commentaires ont suivi.

On pourrait se dire que si nous acceptions mieux les gros en les intégrant au mieux dans la société ( avec des aménagements prévus etc. ) ils seront moins enclin à maigrir, ce qui est possible. Mais d'une part je pense que l'obésité est assez gênante et le restera toujours assez pour "forcer" les gens à changer s'ils le peuvent et d'une part, je pense que ça aidera ceux qui ne veulent pas changer.

Déjà il faut bien comprendre le paradoxe qui est que si l'on accepte pas les personnes grosses que ce soit dans la société moralement et matériellement, ils vont rester chez eux, comme ce doit déjà être le cas et du coup auront du mal à sortir de ce cercle vicieux : je suis gros donc je reste chez moi, je reste chez moi donc je suis gros. Cercle vicieux que j'ai simplifié, mais plus complexe évidemment.

Philosophiquement, on se pose en effet la question du libre-arbitre. J'ai toujours considéré que si fumer raccourci la vie, on pourrait le considérer comme une forme de suicide lent. D'ailleurs, ancien fumeur, quand on me demandait pourquoi j'avais commencé à fumer, je répondais que c'était dans le but de mourir plus vite. Plus tard j'ai ajouté : mais c'était quand même trop lent comme méthode alors j'ai arrêté.

Doit-on priver de liberté une personne pour la sauver ? Quand on pense ainsi on pense déjà que l'on va sauver la personne et qu'on sait exactement pourquoi elle agit et comment la soulager, parce qu'on peut suppose que dans le cas inverse, on lui fera plus de mal. Manger donne un peu de contrôle sur sa vie. Quand je fumais, je m'octroyais un bonheur contrôlé. Je pouvais créer du bonheur : je buvais un café, ça me donnait une envie, une frustration et je pouvais y répondre favorablement. Sans cela, ça m'aurait pas donné plus de bonheur. Et quand bien même.

Dans une vidéo de Lé ou Monsieur Phi, la question que ce premier demande à ce dernier ( ou l'inverse ) c'est que si la recherche du bonheur est la quête absolue, si l'on peut brancher le cerveau dans un état de bonheur et que les gens resteraient assis, sans rien faire, leur vie défilerait ainsi, mais ils seraient heureux, est-ce que la morale qui a pour principe que le bonheur prime absolument nous imposerait comme devoir de les plonger dans ce mode "heureux" ? Cela met en lumière assez bien je trouve que cette recherche et l'atteindre n'est pas forcément le but ultime. Moi qui était de cette morale, ça m'a bien remis en question là-dessus.

Celui qui penserait que nous devrions absolument amener chaque personne vers ce qui la rendrait ( supposément ) plus heureuse tomberait vite dans des travers sans doute bien plus dangereux que ceux qu'il combat. Par contre, je pense que nous devrions plus nous focaliser sur un ajout de liberté pour vivre mieux en tant que gros afin de vivre mieux tout court. Étant donné que cela tendrait à casser ce cercle vicieux dont je parlais plus haut.

Si une personne grosse dit "je ne vais pas à la piscine parce que j'ai peur du regard des autres" eh bien voir ce qu'on peut proposer. Car là elle tend à faire une activité sociale qui la rendrait mieux dans sa peau, qui l'amènera à sortir plus de chez elle, faire plus d’activités en général.

Après nous ne sommes pas forcément gros pour la cause de l'alimentation, c'est rarement la cause ( pour ne pas dire jamais ) mais les conséquences d'une cause qui nous pousse à manger. J'ai tendu vers l'obésité 2 fois dans ma vie, 2 crises psychotiques importantes dont la première terrifiante : + 25 kg très rapidement -> perdus avec pas mal d'effort ; + 30 kg un peu plus tard -> perdus avec pas mal d'effort également.

Pour le second cas, même si j'aime beaucoup le sport ( pratique quasi quotidienne ), j'ai plus de mal à faire du sport seul, donc je préfère les sports collectifs. Ainsi, on imagine facilement que si j'ai quelque chose qui me freine socialement, je vais avoir moins de chance d'aller vers les autres, donc de faire du sport collectif et mes chances de maigrir seront... plus minces.

Quand on juge un gros on n'augmente pas ses chances de changer, on les réduit comme on réduit ses propres chances de comprendre le problème de fond. Ainsi, on alimente le problème et ce pour quoi les gros restent gros et même ce pour quoi certains le deviennent parce qu'on participe à rendre la société malade moralement.

Contribution le : 06/08/2020 12:31
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Kingu
 2  #12
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Parole de gros,
Etre gros c'est nul. j'ai pas envie d'être gros.
Je fais des efforts sur d'assez longue périodes pour maigrir.
Ca marche, puis je craque un peu et paf, tout les efforts sont réduits à néant.

Alors quand on me dit mais c'est simple t'as qu'a manger moins et faire plus de sport.
Je me dit "Gros malin(hop, jeu de mot inside), t'as raison. Pourquoi j'y avais pas pensé avant?".

Ce sous-entendu sur le libre arbitre, genre je suis faible donc je mérite ce qu'il m'arrive,
il pique un peu beaucoup. Je suis au courant que ca va pas, je fait des efforts, et j'échoue.
Et par-dessus, des inconnus/vague connaissances viennent me traiter de sale faible. Merci. Vraiment. Ca aide.(ironie)

Et quand je dit ca, que ma famille ou mes amis m'en parlent, ca me va.
C'est légitime, ils se font du souci pour moi, je comprends bien.
Certains sont maladroits, d'autres non. Je le prends bien.


Quand d'autres te disent la même chose la ça coince beaucoup plus.
Et encore j'ai une certaine chance, je suis grand et massif, impressionnant physiquement.
Les gens se permettent du coup beaucoup moins de commentaire et avec un ton beaucoup moins virulent
qu'avec d'autres amis/amies qui n'ont pas cette aura de dissuasion.

Je pense qu'effectivement comme c'est très visible et socialement non accepté à notre époque,
c'est facile d'y aller de son petit commentaire moralisateur.

A tout ceux qui sont dans cette attitude:
Posez-vous la question. Etes-vous parfait? N'avez-vous pas aussi vos propre failles, moins visibles?
Et si vous avez surmonté vos problèmes,
est-ce grâce aux quidam qui vous mettaient le nez dans votre caca ?
Je suis prêt à parier que non.
Et si vous n'avez pas surmonté vos problèmes (ce que je regrète),
Voulez vous que je vous dise "Sale Faible, fait donc un effort plutôt que de te complaire dans ta médiocrité ?"
Je suis prêt à parier que non.

Cordialement.

Contribution le : 06/08/2020 13:59
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Invité
 0  #13
FantômeInvité
En préambule, je tiens à dire que je suis désolé si mes propos vont offenser les personnes en surpoids qui me liront, ce n'est clairement pas mon intention mais:


Concernant les soucis de structure, la société publique ou privé ne peut et n'a pas vocation à s'adapter à une minorité, surtout quand le problème de la minorité n'est pas une situation définitive. Qu'elle s'adapte aux aveugles, sourds, muets, handicapés ou personnes âgées c'est normal et compréhensible. Mais on ne peut pas raisonnablement demander des modifications pour tous les cas qui se présentent. C'est triste mais c'est une question de logique. Si chaque personne avec une différentiation physique devait obtenir une modification structurelle de la société, nos aurions des chaises, des tables, des portes, des appartements, etc... de toutes les tailles. C'est juste totalement ingérable aussi bien de manière logistique que financièrement.

Mais il faut reconnaître tout de même que (dans une logique financière comme toujours) de gros efforts ont déjà été fait dans de nombreux domaines pour s'adapter aux "gros".

Je comprend que le harcèlement sur le poids soit une chose frustrante/humiliante pour ne pas dire plus. Mais à l'inverse des personnes citées plus haut, être gros n'est pas (hormis peut être de rares cas dont j'ignore l’existence) une situation définitive, et il existe un tas de procédé pour changer la chose allant du manger correctement, à l'effort physique en passant par l'opération pure et dure.

@Kingu en effet ils ont tous raisons, la solution est simple. Il faut dépenser plus qu'on emmagasine pour maigrir. Rien de plus simple. Le soucis c'est pas la solution, le soucis c'est la volonté de l'appliquer. C'est là que ça devient dur, un ancien "gros" aura les mêmes problèmes que les toxico, fumeurs, alcooliques. La fameuse rechute. Les gens ne te reprochent pas je pense d'échouer (je suppose). Les gens te reprochent d'échouer souvent (ce qui donne peut être un sentiment que tu te complaît dans ta situation). Mais ce n'est pas que contre les gros, tous les gens avec des addictions subissent ce même traitement. Malheureusement pour les gens en surpoids, on arrive peut être un peu mieux à cacher sa toxicomanie et son alcoolisme que le surpoids qui lui annonce la couleur de loin.


Bref, je ne suis nullement grossophobe, et je n'aime pas la méchanceté gratuite. Mais je pense que d'adapter notre société serait une erreur monumentale. Nous devrions surtout lutter contre la malbouffe et l'industrie qui la créée, sensibiliser les gens au manger correctement tenir et en quantités appropriées, et surtout aider psychologiquement les "gros" afin qu'il n'échouent plus à tenir le cap qu'ils doivent garder pour revenir dans une morphologie saine.

C'est un enjeu de taille que la santé publique pour notre société actuelle ...

Contribution le : 06/08/2020 15:58
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kirua18
 0  #14
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L'obésité est un problème de société, je parle d'une vraie obésité et pas juste d'un petit surpoids qui n'a pas de réelle conséquences.
C'est aussi la faute à l'alimentation industrielle qui est bourrée de sucre, additifs et conservateurs et qui participe grandement à cette obésité.
L'obésité cause des problèmes sur les articulations, le métabolisme, aggrave les maladies et problèmes de santé.

De manière générale, les gens ne sont pas assez sensibilisés sur l'alimentation et les besoins en légumes, vitamines, nutriments, etc. On peut se faire à manger pas trop cher et équilibré avec par exemple des légumes surgelés de temps en temps. Il ne s'agit pas de bouffer comme un moine mais de diversifier notre alimentation. Si on ne mange que de l'industriel, on a de fortes chance de devenir obèse.
Le sucre et les graisses saturées + tous les additifs pour renforcer le gout sont devenus de vraies addiction dans notre société moderne.

Faut aussi voir les problèmes de fond, les personnes obèses sont souvent un peu mal dans leur peau et se jette sur la nourriture qui est un cercle vicieux.

Il y aussi que le problème de l'obésité est souvent pris de la mauvaise manière. On ne peut pas perdre 15 ou 20% ou plus de son poids trop rapidement via des régimes. En plus les régimes trop agressifs frustrent  énormément et les personnes qui les suivent reprennent leurs poids + des kg en plus dans les mois qui suivent.
Pour perdre du poids, cela doit se faire sur le moyen terme et non court terme, en modifiant nos habitudes alimentaires sans pour autant tomber dans les extrêmes.

Pour moi, il ne faut pas tomber dans les extrêmes que ce soit de l'obésité ou de la minceur. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut leur faire la morale. Chacun fait ce qu'il veut de son cul, de sa vie. C'est comme la personne qui fume un paquet de cigarette par jour, c'est sa vie.
Et de toute façon un ton "accusateur" ne fait que braquer les personnes et a l'effet inverse.
Et même pour des amis, je ne vais pas aller vers eux pour leur dire quoi faire. S'ils me demandent conseil, je leur donnerai les meilleurs conseils (de mon avis).

Pour moi, c'est important que les personnes se sentent un minimum bien dans leur peau et arrivent à assumer car le stress, angoisse, etc ne feront qu'augmenter l'obésité et dérégler le métabolisme ; mais il ne faut pas non plus glorifier l'obésité comme si c'tait bien et sans conséquences graves car ce n'est pas le cas.

Contribution le : 06/08/2020 16:01
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Alex333
 0  #15
Je poste trop
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@Kingu a écrit:
Parole de gros,
Etre gros c'est nul. j'ai pas envie d'être gros.
Je fais des efforts sur d'assez longue périodes pour maigrir.
Ca marche, puis je craque un peu et paf, tout les efforts sont réduits à néant.

Alors quand on me dit mais c'est simple t'as qu'a manger moins et faire plus de sport.
Je me dit "Gros malin(hop, jeu de mot inside), t'as raison. Pourquoi j'y avais pas pensé avant?".

Ce sous-entendu sur le libre arbitre, genre je suis faible donc je mérite ce qu'il m'arrive,
il pique un peu beaucoup. Je suis au courant que ca va pas, je fait des efforts, et j'échoue.

Juste un petit message d'encouragement.

J'ai un pote obèse (ou juste gros maintenant), environ 30 ans, obèse depuis le collège au moins. Il avait fait plusieurs tentatives de régime et au final il arrivait pas à tenir et son poids faisait yoyo.
Puis je sais pas, un jour il a eu je crois un espèce d'électrochoc dans la vie qui l'a poussé à modifier son style de vie en général. Il était passé par l'hôpital pour un problème de santé (l'électrochoc selon moi). Une fois sorti, il a arrêté de fumer, à drastiquement diminué sa conso d'alcool. Il s'est aussi stabilisé dans la vie vis-à-vis de sa relation avec sa famille (c'est l'idée que j'en ai en tout cas). Et il a repris un régime qu'il tient

Bref 1 : J'ai l'impression que se lancer durablement dans un régime ça passe aussi par se dire "ok là je change un peu plus globalement ma vie"

Bref 2 : Pour te souhaiter bon courage ! Même avec si t'as foiré plein de tentatives passées, je pense que ça veut pas dire que t'es voué à échouer là-dessus. Et pour avoir qq mois fait un tout petit régime à mon niveau (3 fois rien hein) c'est putain de chiant à faire. Pas grignoter alors que y a tout dans le frigo à porter de main, moins manger par repas et manger plus lentement, plus de légumes, etc, faire un peu plus de sport. C'est putain de relou. Surtout que y a mille occasions dans 1 journée pour flancher. Donc bah plein de courage à toi dans ton objectif. Et laisse toi le temps (# conseils d'un mec qui n'y connait sans doute rien dans tout ça ^^)





Concernant l'émission, je ne l'ai pas regardé. Je pense que l'argument "c'est génétique" est vrai dans un infime % des cas et que dans la très vaste majorité, bah y a quelque chose à faire pour éviter ça (bouger plus et manger moins moins/mieux quoi). Maintenant faut-il faire des sièges spéciaux pour les grands obèses ? Ma foi pourquoi pas. Je sais pas le nombre de grands obèses qui auraient besoin de ça en France.

Contribution le : 06/08/2020 17:06
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Meph974
 0  #16
Je suis accro
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Citation :
24:09
Au lieu de dire que l'on va faire payer deux places à un gros, on peut aussi imaginer qu'on fasse quelques sièges qui soient plus larges.


Perso oui les places sont clairement pas assez larges, quand je suis aller en métropoles pour mes études je faisais dans les 84kg pour 1m83, et j'étais bloqué comme pas possible, mes genoux étaient bloqué sur le siège avant et mon cul était au fond du siège, la tablette pour recevoir le plateau repas était bloqué contre mon ventre quand je le sortais... J'étais pas hors norme pourtant, pas comme maintenant.



Citation :
24:18
Y a rien qui est pensé pour les gros en fait, que ce soit le dentiste qui a peur que tu casses son fauteuil... Moi quand je vais chez un médecin, et que dans la salle d'attente y a des sièges à accoudoirs, et que je ne peux pas m'asseoir dans ces putains de sièges à accoudoirs, je me dis que c'est même pas la peine que j'aille voir ce médecin. J'ai envie de cramer le gars qui a conçu des sièges de théâtre qui font que mon cul ne rentrera jamais et qui font que je ne pourrai jamais aller voir un spectacle ; j'ai envie de cramer le gars qui fait que je suis trop serrée au cinéma et que je suis obligée d'y aller à la séance de 11h le lundi.

Y a 10M de personnes obèses en France et y a personne qui se demande où elles sont, enfin les gens sont toujours étonnés quand je donne ce chiffre. Mais elles sont où ? Ben elles sont pas dans l'espace public, elles peuvent pas se l'approprier. Quand elles se l'approprient, elles se font insulter.


Alors depuis j'ai grossi suite à plusieurs problèmes, et oui les accoudoirs quand on est large et ouais s'assoir dans ce genre de chaise c'est pas possible, moi en forcant je peux y arriver mais je les casses vites. Et après les espaces publique ce n'est pas mon truc du coup...


Citation :

26:33
Gabrielle : Mais quand tu dis qu'il y a des gens qui n'arrivent pas à se contrôler, est-ce qu'ils sont responsables de ne pas pouvoir se contrôler ?
Élève : Non, il ne sont pas responsables mais il faut se contrôler. J'ai quelqu'un dans ma famille qui est comme ça [etc] il mangeait tout le temps.
Gabrielle : Est-ce que tu sais pourquoi il mangeait tout le temps ?
Élève : C'est parce qu'il aimait ça, et qu'il était dépendant.
Gabrielle : Quand on est dépendant, est-ce qu'on est responsable de sa dépendance ?
Élève : Non, c'est comme pour fumer, c'est... dur.
Gabrielle : Donc il n'est pas responsable de pas s'être contrôlé en fait.


Je comprends ceux qu'elle dit, surtout quand elle dis que quand elle arrive pas à géré sa routine ben elle se mets à manger(dans la vidéo), y a du stress et on compense ailleurs.


Citation :

29:44
Je pense que je bouffe comme je pourrais prendre n'importe quelle drogue. Je pense que je bouffe comme je pourrais être accro au casino. Je pense que je bouffe comme une junkie.


Je pense que c'est ça, on a tous notre échappatoire, qui n'a pas forcément la même conséquence sur notre santé. J'ai des potes qui fument du shit non stop, d'autre c'est le sexe maxi infidèle... chacun sont échappatoire...



Moi personnelement je suis gros, et pas car je mange trop, d'un coté sur ce point justement j'ai un autre problèmes, je mange mal du fait que je mange des fois une fois par jours, ou maxi deux, ou des fois pas du tout.
Et je suis pas fast food, gras et autres, j'adore cuisiner d'ailleurs et testé de tout et rien, mais j'avoue ca manque de légume.

Et mon échappatoire est la bière, qui est d'un coté responsable en partis de mon poids, mais le tout du à la dépressions, la solitude.

Je n'ai jamais eu de problème qu'on me traite de gros dehors @Kingu je suis intimidant, du coup on me fait pas chier, je fais viking cheveux long, barbe, on s'écarte quand je marche et je préfère ca que mes périodes lycée avant ma poussée de croissance quand on me taper dessus.

Mais être gros n'est pas joyeux j'adorais maigrir et trouver de l'aide est dur, je n'ai pas vraiment d'ami, j'avais tenté avec des collègues à aller a une salle de sport, mais moi qui devait motiver les troupes, et étant pas stable j'ai abandonné à force, que faire dans ses moments ou quand on tente des choses ca ne marche pas? (et plusieurs fois)
Etre gros est pas joyeux car je le ressent aussi sur mon corps, étant hyperlaxe, souple j'ai du mal à me plier comme avant et je trouve ca chiant (faire mes lasser, me torcher le cul ...), sans compter l'endurance (que j'ai presque jamais eu d'un coté).

Mais j'ai vu des vidéos ou certainnes personnes sont contents de leurs surpoids et l'ont vraiment accepter, quelques soit les regards ou dire, donc il y a plusieurs catégories de gros. Les grossophobes je les emmerdres comme tout les XXXXphobes en vrai, ils sont justes des cons.

Voila, j'aime pas écrire des pavés car je fais plein de fautes et je me fait très souvent mal comprendren, en tout cas moi j'espère toujours comment réussir à redevenir comme avant.

Contribution le : 06/08/2020 18:11
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Invité
 1  #17
FantômeInvité
Pas vu la vidéo et ne m'intéresse pas.

Juste lu la description et les questions du premier post (pas de débat pour moi)

Pourquoi vouloir se faire un avis ?

Un avis sur quoi ?

Il y a plein de raisons médicales, physiologiques, psychologiques, génétiques etc... qui font qu'on est gros, grand, maigre, petit, vert, bleu abruti, intellectuel, etc...

Pourquoi vouloir à tout prix, documenter, s'aviset, juger, condamner ???


On vit tous sur cette putain de planète pendant un temps limité, il n'y a pas à penser ce qu'est, doit ou devrait être son prochain, juste faire la fête avec et si il n'est pas bien, lui apprendre à faire la fête.

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La seule exception est pour les fouteurs de merde qui gachent la fête.

Contribution le : 07/08/2020 00:29
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