Videos streaming images jeux et buzz
Connexion






Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !
Menu Principal
Communauté


« 1 (2) 3 »


Invité
 0  #21
FantômeInvité
Citation :

crezky303 a écrit:

rooooh sorry, je voulais des clients qui ont fait des crédit à TEG fixe et d'autre à TEG variable :-D

Bah pourquoi tu voulais des clients qui ont fait des crédits à TEG fixe et d'autres à TEG variable ?
oops, tu as oublier un mot

Sacré Crezky !:-D

Contribution le : 26/01/2008 01:23
Signaler

Choupin
 0  #22
Je masterise !
Inscrit: 06/04/2005 23:35
Post(s): 2467
@Kabylus: pour les conditions de prêt, de toute façon depuis Bâle II, les banques ont été "obligées" de renforcer leur gestion du risque et notamment du risque de contrepartie, c'est à dire le risque que la contrepartie (le client) ne puisse pas rembourser son prêt.

Donc ce n'est pas cet incident qui va causer une vigilance plus accrue sur l'octroi de crédit puisque la perte de 4.9 Mards d'€ s'est effectuée dans son activité Banque de Financement et d'Investissement et que l'activité pour les particuliers est située sur son activité Banque de Détail.
Par contre, les récentes modifications règlementaires ont conduit les banques à renforcer leur gestion du risque.

Contribution le : 26/01/2008 06:40
Signaler

kabylus
 0  #23
Je masterise !
Inscrit: 10/03/2005 15:22
Post(s): 4864
Ok Choupin, je ne savais pas qu'ils séparaient les deux activités 🙂

Contribution le : 26/01/2008 15:25
_________________
Signaler

Invité
 0  #24
FantômeInvité
Ca aurait pu être vrai...:roll:


21/01/08 18H30

Compte rendu de la réunion d'urgence de la Direction de la SG :
( texte retranscrit du dictaphone par Germaine Delavoix )

"- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.
- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.
- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?
- Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal à digérer la purée de céleri.
- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri. Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.
- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !
- Silence, Charles-Edouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?

Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas que déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un cIampin à faire dégager rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.
- Oui, monsieur le président, mais qui ?
- Je sais pas moi, je suis pas là pour tout faire, non plus. Y'a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minus, mais avec une bonne gueuIe de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?
- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert...
- Charles-Hubert, vous nous les pétez menu avec vos histoires de cüreton. C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque codir. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la mërde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ? Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.
- Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuIer.
- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?
- Ici, monsieur le président.
- Putain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embauchés des demeurés" ? Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurningh, vos en dites quoi ?
- Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.
- Même en magouillant avec la Suisse ?
- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.
- Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?
- Directeur financier d'une sous-filiale de spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du purin.
- Faites le malin, Jean-Edourad, foutez-vous de ma gueule. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cuI et vous me le mouillez à mort. Jean-Gui, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Elysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?
- Oui, on peut magouiIIer un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?
- Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branIeurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.
- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !
- Je vous signale, mon petit Charles-Edouard, 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un velléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces gIandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en backup, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces connards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du champ', on va se saouler la gueuIe pour fêter ça ?"

Contribution le : 26/01/2008 18:24
Signaler

Invité
 0  #25
FantômeInvité
tes sources Nicou...tes sources 😃

Contribution le : 26/01/2008 19:17
Signaler

Invité
 0  #26
FantômeInvité
Citation :

dingo a écrit:
tes sources Nicou...tes sources :-D


c'est sublime !!! j'ai cherché un peu sur le net j'ai trouvé ça

sincèrement, je vous l'avais dit que ce ne pas être l'oeuvre d'un seul homme, faut arrêter !!!

qui, ici, serait prêt à mettre sa main à couper pour dire qu'il n'y aura aucune repercution sur la SG ?

Contribution le : 26/01/2008 21:35
Signaler

Invité
 0  #27
FantômeInvité

Contribution le : 26/01/2008 21:41
Signaler

Choupin
 0  #28
Je masterise !
Inscrit: 06/04/2005 23:35
Post(s): 2467
Je ne mets pas ma main à couper qu'il n'y aura aucune répercutions, mais à moins que tu sois actionnaire de la SG et donc là tu l'as un peu mauvaise, tu n'as pas à t'en faire pour l'avenir de ta banque.
La SG n'est pas dans la situation d'IKB ou de Nothern Rock quand même.

Contribution le : 26/01/2008 22:04
Signaler

Invité
 0  #29
FantômeInvité
Citation :

andrea a écrit:
Jerome se trompe de touche :-D


excellent !!! j'adore 😃

c'est fou mais jerôme Kerviel ressemble autant à Tom cruise que Tsonga à Mohamed Ali :



non ? :bizarre:

Contribution le : 26/01/2008 22:09
Signaler

Invité
 0  #30
FantômeInvité
Citation :

dingo a écrit:
tes sources Nicou...tes sources :-D


La même que pour la pétition 😃
Citation :

crezky303 a écrit:
c'est fou mais jerôme Kerviel ressemble autant à Tom cruise que Tsonga à Mohamed Ali :


Alors quoi ? Un coup des scientologues ou des Musulmans ? :bizarre:

Contribution le : 27/01/2008 00:57
Signaler

ouache13
 0  #31
J'aime glander ici
Inscrit: 13/05/2004 09:59
Post(s): 8635
Société générale : six questions sur une fraude


C'est l'histoire d'une fraude "inouïe", selon les termes du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qu'a tenté d'expliquer, jeudi 24 janvier, l'état-major de la Société générale. Le PDG de la banque, Daniel Bouton, s'est livré à un exercice compliqué : convaincre qu'un homme seul a pu embarquer l'établissement bancaire dans des opérations financières de près de 50 milliards d'euros, qui lui ont valu une perte de 4,9 milliards.

Comment une telle malversation a-t-elle été possible ?

Selon la Société générale, un jeune homme, Jérôme Kerviel, 31 ans, opérateur sur les marchés, a déjoué tous les systèmes de sécurité, douze mois durant. Sa façon de procéder semblait élémentaire. Il passait par exemple un ordre d'achat et "le cachait, par un autre ordre fictif" - de vente - a expliqué M. Bouton. In fine, la banque ne voyait que le solde des deux opérations, c'est-à-dire rien.

Le trader intervenait sur les marchés dérivés d'actions - options, contrats à terme - sur les indices boursiers européens, à fort effet de levier. L'utilisation de ces produits explique que la perte se soit considérablement creusée en trois jours, passant de 1,5 milliard à 4,9 milliards d'euros entre samedi matin et mercredi soir.

Ce trader, un ancien du "back office", l'endroit où sont traitées et enregistrées les opérations, anticipait les contrôles grâce à sa connaissance de l'informatique bancaire. "Il savait quand et comment agir", explique un dirigeant. Au moment critique où l'acheteur aurait pu alerter la banque, l'ordre était effacé et remplacé par un nouveau. La mécanique était presque parfaite. "Assez extraordinaire", a reconnu M. Bouton. Sauf que le trader a, semble-t-il, manqué de flair.

"Il a acheté quand le marché baissait et vendu quand ça montait. Tout à l'envers !", explique un opérateur. Les pertes se sont accumulées. Pour se refaire, il aurait passé des ordres de plus en plus gros, jusqu'aux 48 milliards d'euros responsables des 4,9 milliards de pertes pour la Générale.

Comment la fraude a-t-elle été découverte ?

Vendredi 18 janvier, lors d'un contrôle de routine dans la salle des marchés, l'inspection des risques repère quelque chose d'anormal. Le trader aurait commis une erreur, passant un ordre sans lui adjoindre sa garantie fictive. La direction est alertée. Les investigations s'engagent. Dimanche 20 janvier, les inspecteurs découvrent des ordres d'achat de plusieurs dizaines de milliards d'euros, qui font courir à la banque un risque financier colossal.

L'heure est grave : la banque risque jusqu'à 7 milliards de pertes, la place financière joue sa stabilité et sa réputation. "Quelqu'un a construit une entreprise dissimulée dans notre salle de marchés, une entreprise dans l'entreprise", a déclaré M. Bouton.

Comment la banque a-t-elle géré la crise ?

Le gouverneur de la Banque de France est averti dès le dimanche 20 janvier, en même temps que le secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et les commissaires aux comptes. Un comité de crise est convoqué pour élaborer un plan de sauvetage. Il décide de garder le secret, pour permettre à la banque de revendre, discrètement, dans le marché, les produits achetés par son trader. Les 48 milliards sont liquidés, par tranche, entre lundi 21 et mercredi 23 janvier.

Ce plan exécuté, M. Bouton prévient le gouvernement. Mercredi 23 janvier, il appelle l'Elysée, puis Matignon et Bercy. Le même jour, le conseil d'administration est mis au courant. M. Bouton remet sa démission mais les administrateurs la rejettent. Ils souhaitent qu'il reste et gère la crise. Son maintien alimente toutefois des critiques, en privé, de ses homologues. "Après de telles pertes, c'est incompréhensible, cela ne se verrait pas aux Etats-Unis", glisse l'un d'eux. En guise de mea culpa, M. Bouton et son bras droit, Philippe Citerne, renoncent à 6 mois de salaire cette année ainsi qu'à leur bonus de 2007. Cinq responsables, dont le patron des activités actions, sont limogés. Dans une lettre aux actionnaires publiée dans la presse, vendredi, M. Bouton présente ses excuses aux actionnaires : "Je vous prie d'accepter mes excuses et mes profonds regrets", écrit-il.

La fraude a-t-elle un lien avec la crise des subprimes ?

"Il ne faut pas tout mélanger", s'emporte M. Noyer. "La malversation porte sur des indices boursiers européens. Cela n'a rien à voir avec les subprimes", les fameux crédits immobiliers américains risqués, dit le gouverneur de la Banque de France.

Pour M. Bouton, "la Société générale a été victime de malchance". La découverte de cette fraude massive est intervenue quelques heures après l'aggravation de la crise des subprimes, qui n'a d'ailleurs pas épargné la banque (avec 2 milliards d'euros de pertes).

Cependant, la concomitance de ces deux événements crée le trouble. "La fraude a bon dos, elle pourrait masquer une audacieuse politique du risque", juge un banquier. "La Société générale a pu charger la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché", suggère de son côté Elie Cohen à l'AFP.

Quels risques encourt désormais la Société générale ?

La banque va lancer une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros, afin de se remettre à flots et respecter les ratios réglementaires. Elle sera à nouveau financièrement solide.

Cependant, des questions se posent pour l'avenir. Qui va financer l'augmentation de capital : les actionnaires actuels ? De nouveaux entrants ? Des banques rivales ? Des fonds souverains ? Ces difficultés la rendent, en outre, plus vulnérable à une éventuelle offre publique d'achat (OPA). Elle ne vaut plus "que" 35 milliards d'euros en Bourse, moitié moins de ce qu'il y a un an.

Les clients doivent-ils avoir peur ?

"On a eu chaud", confie un membre de la cellule de crise. En septembre 2007, la déconfiture de la banque britannique Northern Rock avait provoqué une panique chez ses clients. Des milliers d'épargnants s'étaient rué dans les agences pour retirer leurs économies. La Société générale rassure ses clients : "La banque est tellement solide (...), elle sortira même renforcée de cette situation", assure son PDG. Pour M. Noyer, "cette affaire est réglée". L'action Société générale était en hausse de 1,17 %, vendredi matin, à l'ouverture, après avoir perdu 4,14 % la veille.


Source : lemonde.fr

____________________________________________________


Société générale : de nombreuses zones d'ombre demeurent


La brigade financière a commencé ses perquisitions au siège de la Société générale, dans le quartier de la Défense, vendredi 25 janvier, au lendemain de l'annonce publique d'une "gigantesque fraude" de 4,9 milliards d'euros, imputée à un employé de la banque. "Les perquisitions sont en cours, pour saisir tous les fichiers informatiques des traders", a confié au Monde un cadre dirigeant, vendredi en fin de journée. Une femme, responsable opérationnelle des marchés, aurait par ailleurs été entendue, sur suggestion de la Société générale, afin de décrire aux enquêteurs le film de la fraude.

Toujours vendredi, le Parquet de Paris a estimé qu'"à l'heure actuelle, on ne peut pas dire ce qu'il y a derrière cette affaire (...), (et qu'il était) prématuré de tirer une quelconque conclusion" sur ses éventuelles conséquences judiciaires. Cette déclaration nourrit la polémique désormais politique, et d'ampleur nationale, sur les responsabilités dans cette affaire de malversation présumée sans équivalent dans l'histoire de la finance.

L'information tardive donnée au gouvernement. Le premier ministre, François Fillon, a annoncé, lors d'un déplacement au Luxembourg, vendredi, avoir demandé à la ministre des finances, Christine Lagarde, de lui donner "sous huit jours, toutes les indications" sur cette affaire. Il a exprimé son agacement d'avoir été alerté tardivement de la fraude, par le PDG de la Société générale, Daniel Bouton : "Peut-être le gouvernement aurait-il pu être prévenu plus tôt", a-t-il déclaré.

L'ensemble des autorités de l'Etat n'ont été mises au courant du scandale que mercredi 23 janvier. Soit quatre jours après sa découverte, et alors qu'un "cabinet secret", composé de M. Bouton, du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et du secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Gérard Rameix, travaillait déjà, depuis trois jours, à un plan de sauvetage de la troisième banque française (Le Monde du 26 janvier).

En déplacement en Inde, le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a confirmé qu'il avait été personnellement informé de la fraude par Mme Lagarde, à l'issue du conseil des ministres du mercredi 23 janvier. La commission des finances du Sénat prévoit d'auditionner les régulateurs financiers (Banque de France, AMF et Fédération bancaire française), mercredi 30 janvier.

L'information divulguée à la Réserve fédérale américaine. Depuis jeudi 24 janvier, la rumeur circule que la Société générale aurait, en cédant en trois jours, du lundi 21 janvier au mercredi 23 janvier, l'équivalent de 48 milliards d'euros de dérivés d'actions fondés sur des indices européens, fait plonger les Bourses. Que la journée noire du lundi 21 janvier aurait inquiété au plus haut point les Etats-Unis. Que la Réserve fédérale américaine (Fed) aurait alors interprété ce "simili-krach" comme une aggravation de la crise des subprimes, qui l'aurait incitée à baisser de façon exceptionnelle son taux directeur de 0,75 point.

"Un trader de 31 ans aurait-il pu, de son bureau de la Défense, faire réagir la Fed ?", s'interroge un gérant parisien. L'hypothèse est jugée "farfelue" par un proche du dossier. M. Noyer, a lui assuré, jeudi, "avoir prévenu toutes les autorités compétentes". C'est-à-dire ses homologues européens, les régulateurs. Et aux Etats-Unis ? "M. Noyer a eu son homologue à la Fed, comme il a eu la BCE (Banque centrale européenne)", assure un proche.

La fiabilité du contrôle des risques. Deux jours après la description de la fraude par la Société générale, les interrogations persistent. Comment un homme, seul, sans complices, a-t-il pu déjouer les contrôles de l'établissement ? Le montant de 48 milliards d'euros semble trop élevé pour une seule personne.

En effet, lorsqu'une transaction dépasse un certain seuil, la "contrepartie", en l'occurrence le vendeur, exige un "appel de marge", une sorte d'avance sur le règlement. Celle-ci lui permet de limiter sa prise de risque, en cas de défaut de paiement de l'acheteur. "Admettons que cette garantie ne représente que 1 % du montant total (les 48 milliards), ça fait 500 millions d'euros. Cela ne passe pas inaperçu", note Benoît Cougnaud, auteur de L'Univers des risques en finance (éd. Presses de Sciences Po).

En outre, pour dissimuler ses ordres, le trader piratait le système informatique de la banque afin de gommer ses positions aux yeux des contrôleurs. " Mais comment a-t-il pu intervenir dans les systèmes des contreparties ou des chambres de compensation chargées d'effectuer le règlement et la livraison des titres ?", s'interroge M. Cougnaud.

Le rôle des régulateurs. Entre 2006 et 2007, la Commission bancaire a effectué dix-sept contrôles au sein de la Société générale. Aucun d'entre eux n'a permis de détecter la fraude.

De son côté, l'AMF, chargée de surveiller les transactions réalisées sur les marchés cotés, a été alertée au plus tôt. Mais pour le gendarme de la Bourse, "il ne semble y avoir, à ce jour, aucune infraction". Le trader a outrepassé les règles de la banque, explique-t-on, pas celles du marché. Reste toutefois un point que l'AMF semble surveiller de près : la manière dont la Générale, dont le titre a chuté de près de 7 % en deux jours, a informé le marché de ses déboires.


Source : lemonde.fr

Contribution le : 27/01/2008 14:59
_________________
"Le fait de pouvoir élire librement des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves."
(Herbert Marcuse)
Signaler

Invité
 0  #32
FantômeInvité
J'imagine tous les traders qui ont leurs transactions "dans le rouge" pour le moment...



ya de l'insomnie chez les winners ces derniers soirs...

Contribution le : 28/01/2008 01:07
Signaler

Pacha
 0  #33
Je masterise !
Inscrit: 05/05/2005 22:53
Post(s): 4348
J'ai hate d'avoir la version du jeune homme en question.


Je me pose une autre question, a proprement parlé, il n'avait pas perdu ces 5 milliards, c'est le fait de les avoir revndu si rapidement qui a fait perdre cette somme, me trompe-je?

La SG n'aurait elle pas pu gérer la revente à plus long terme pour éviter de si grosses pertes?

Contribution le : 28/01/2008 01:09
Signaler

Invité
 0  #34
FantômeInvité
économiquement parlant, et si je ne me trompe pas,
il aurait meme pu faire des bénéfices.

si celà fonctionne comme les actions, il aurait du attendre un moment plus propice pour spéculer et les revendre, je pense qu'il a juste pas fait le bon choix au bon moment.

à confirmer, mais si ça marche de la même manière que les actions, ça devrait être à peu près ça 🙂

Contribution le : 28/01/2008 01:22
Signaler

Invité
 0  #35
FantômeInvité
ben c'est ce qu'expliquaient choupin et GrosBoB, y'a eu un crack boursier cette semaine.

Contribution le : 28/01/2008 02:10
Signaler

Invité
 0  #36
FantômeInvité
euh ta pub tu l'as fait deja 100 fois donc c'est bon on connait le lien.
et le fil a couper le beurre aussi.

Contribution le : 28/01/2008 02:21
Signaler

Pacha
 0  #37
Je masterise !
Inscrit: 05/05/2005 22:53
Post(s): 4348
andrea, je sais bien ce que je veux dire, c'est que les 50 milliards étaient "placés", la SG n'était peut etre pas obligée de vendre tout si rapidement puisque le mossieu n'a rien vendu il me semble.

Contribution le : 28/01/2008 02:22
Signaler

Invité
 0  #38
FantômeInvité
Citation :

Pacha a écrit:
andrea, je sais bien ce que je veux dire, c'est que les 50 milliards étaient "placés", la SG n'était peut etre pas obligée de vendre tout si rapidement puisque le mossieu n'a rien vendu il me semble.


voui je sais, ne me pose pas trop de questions j'ai deja du mal a comprendre. Mais d'apres ce que j'ai lu ils auraient pu perdre beaucoup plus. Alors effectivement pourquoi ne pas attendre - je sais pas - la peur du crack boursier peut-etre ?
enfin j'y connais strictement rien dans ce domaine 😛

Contribution le : 28/01/2008 02:27
Signaler

Choupin
 0  #39
Je masterise !
Inscrit: 06/04/2005 23:35
Post(s): 2467
Ils ont découvert cela dans le week end, et à l'époque ils n'auraient perdu qu'un milliard.
Ils ont débloqué leurs positions dans l'urgence en plein milieu du krack mais comme ça a été souligné, ils auraient pu attendre quelques temps et perdre moins. Mais vu que la situation était gravissime, cela aurait pu empirer encore plus.
Et puis il aurait fallu dissimuler ces positions encore plus longtemps et je sais pas si cela aurait été possible.

Contribution le : 28/01/2008 06:31
Signaler

Invité
 0  #40
FantômeInvité
Citation :

andrea a écrit:
voui je sais, ne me pose pas trop de questions j'ai deja du mal a comprendre. Mais d'apres ce que j'ai lu ils auraient pu perdre beaucoup plus. Alors effectivement pourquoi ne pas attendre - je sais pas - la peur du crack boursier peut-etre ?
enfin j'y connais strictement rien dans ce domaine :-P


justement Andrea la polémique ou l'affaire de ces 5 milliards disparus, sont nourris à foison par le manque de transparence et le manque d'information caché derrière "un arbre qui cache la forêt".

quelque part, je suis d'accord avec les propos de Marc Touati dans l'émission "rispostes" sur France 5, en gros il disait qu'aucun trader ne pouvait avoir accés à autant de fonds et de liquidités pour faire son business.:-x

d'ailleurs plus haut, j'ai vu qu'on parlait de "fond souverain", vous imaginez des pays comme la Chine acheter des part de la SG et en prendre le contrôle ? c'est chaud:-o



@ Nicou :

oui je vois par ta clairvoyance que c'est un attentat economique orchestré par la branche financière d'al-qaida...

apres al-qaida maghreb pour le tourisme, al-qaida sports pour le Paris-Dakar, voilà al-qaida trading

comme dirait alain chabat dans le sketch de la "hassan cehef" :

"rhoo ils sont fort ces arabes" 😃

je savais que c'était un coup de Ben laden , c'est tout à cause de lui :-D

Contribution le : 28/01/2008 06:34
Signaler


 Haut   Précédent   Suivant
« 1 (2) 3 »






Si vous êtes l'auteur d'un élément de ce site, vous pouvez si vous le souhaitez, le modifier ou le supprimer
Merci de me contacter par mail. Déclaré à la CNIL N°1031721.